Le groupe Attijariwafa bank et le Secrétariat de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAf) ont signé, en marge de l’Édition 2024 du Forum International Afrique Développement (FIAD), un protocole d’accord visant à accélérer les impacts de la ZLECAf afin de faciliter le commerce et l’investissement sur le Continent
Paraphé par Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank et par Vamkele Mene, le Secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf, ce protocole d’accord porte sur la coopération des deux parties en vue de mobiliser des ressources, d’identifier et d’accompagner la mise en œuvre de projets dans les secteurs prioritaires comme l’infrastructure, l’énergie, l’agriculture, l’agro-industrie, l’automobile, l’industrie pharmaceutique, les transports et la logistique.
Soutenir les sociétés commerciales africaines
Les deux parties se sont également engagées à soutenir les sociétés commerciales africaines (African Trading Companies) qui facilitent et stimulent le commerce intra-africain, à promouvoir la participation des femmes et des jeunes entrepreneurs à la ZLECAf pour favoriser davantage la création d’emplois et de projets, et à s’appuyer sur le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank, comme plateforme d’échange Sud-Sud en faveur de la communauté des entrepreneurs africains.
Ainsi, les deux parties se sont entendues, à travers cet accord, sur les principes fondamentaux de cette coopération. Il s’agit notamment de :
• promouvoir les opportunités de commerce et d’investissement de la ZLECAf ;
• de participer mutuellement aux évènements et forums organisés par les deux parties ainsi qu’aux missions économiques sectorielles organisées sur le Continent par le Club Afrique Développement ;
• de prendre part à l’initiative Sufawe du Club Afrique Développement en soutenant et en renforçant son programme ;
• de co-organiser des webinaires sectoriels pour les opportunités de la ZLECAf (automobile, agro-industrie) ;
• et enfin, d’échanger des informations et des publications sur les marchés liées au commerce et à l’investissement en Afrique.
S’exprimant lors de la cérémonie de signature, Vamkele Mene, Secrétaire général du Secrétariat de la ZLECAf, s’est félicité de la conclusion de cet important protocole d’accord qui témoigne de la volonté des deux parties de porter leur coopération à un niveau supérieur et de renforcer davantage le rôle du secteur bancaire africain dans l’accompagnement des opérateurs économiques africains dans la prospection des opportunités d’affaires sur l’ensemble du continent et d’élargir ainsi leur ambitions de façon à contribuer efficacement à la prospérité économique en Afrique.
Eliminer les barrières tarifaires et non tarifaires
Étant convaincu de l’importance de cette initiative, le Secrétaire général a rappelé «la nécessité de renforcer également les canaux de communication sur les opportunités d’affaires sur le continent et la priorisation des projets d’infrastructures fédérateurs à même de contribuer à l’accélération des mouvements de personnes et capitaux.»
Quant à Mohamed El Kettani, il a déclaré : «en découvrant les capacités actuelles de la ZLECAF, nous devenons conscients de l’apport considérable de cette initiative pour le développement économique de l’Afrique. Cette zone de libre-échange a le potentiel de transformer profondément les échanges commerciaux intra-africains, en éliminant les barrières tarifaires et non tarifaires, et en stimulant les investissements directs étrangers. »
Et d’ajouter : «en tant qu’institution financière panafricaine, Attijariwafa Bank est fermement engagée à accompagner cette dynamique de croissance et d’intégration économique. Cette convention représente non seulement une avancée significative pour nos deux organisations, mais également une opportunité unique de tirer parti des synergies créées par cette coopération renforcée. Nous sommes impatients de collaborer à travers des activités comme le Forum International Afrique Développement (FIAD), et de profiter plus amplement des opportunités économiques qu’offre notre continent en plein essor. Ensemble, nous œuvrerons à la construction d’une Afrique plus intégrée, plus compétitive et plus prospère.»
![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)


Maroc





