Fermer le menu
Afrimag
  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Energie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine
  • Banque & finance
    • Assurance
    • Banque
    • Finance
    • Marchés financiers
  • Entreprise
    • Aéronautique
    • Agribusiness
    • Agriculture
    • Automobile
    • BTP
    • Création d’entreprise
    • Défense
    • Droit des affaires
    • Droit du travail
    • Energie
    • Grande distribution
    • Industrie
    • Informatique
    • Management
    • Média
    • Mines
    • Oil & Gas
    • Santé
    • Tech
    • Télécommunication
    • Tourisme & hôtellerie
    • Transports & logistique
    • Les grands entretiens
  • Economie
    • Budget
    • Consommation
    • Emploi
    • Fiscalité
  • Politique
    • Coups d’Etat
    • Diplomatie
    • Election
    • Partis politiques
  • Sciences & environnement
    • Sciences
    • Environnement
    • Climat
    • Développement durable
    • Eau
    • Ecologie
    • Matières premières
    • Transition énergétique
  • Société
    • Alternative et management
    • Art & histoire
    • Culture & religions
    • Education
    • Femme
    • Sciences & environnement
    • Sports
  • Monde
    • Afrique du Nord
      • Algérie
      • Égypte
      • Libye
      • Maroc
      • Tunisie
    • Afrique de l’Ouest
    • Afrique Centrale
    • Afrique de l’Est
    • Afrique Australe
    • Amériques
    • Europe
    • Asie – Pacifique
    • BRICS
    • OCDE
    • Union Africaine
    • Asean
Derniers articles
Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique.
22 mai 2026

Zimbabwe | Minerais stratégiques : Hararé réussit sa stratégie dans la filière lithium  

L’Afrique du Sud accélère sa transition énergétique. Selon des informations rapportées par Reuters le 19 mai, le groupe danois Topsoe a remporté un contrat d’environ 1 milliard de dollars dans le cadre du projet de Coega, une future usine d’ammoniac vert implantée dans le port de Ngqura, à Gqeberha, sur la côte est sud-africaine.
22 mai 2026

Afrique du Sud | Énergie propre : un mégaprojet d’ammoniac vert à 5,8 milliards de dollars relance la bataille africaine de l’hydrogène

C’est la quatrième sortie de Brazzaville sur les marchés financiers internationaux en six mois, après une levée de fonds sur la place de Londres en novembre 2025 après deux décennies d’absence. La prime de risque pays a baissé de plus de 400 points de base sur la période. «Cette opération est la démonstration que la République du Congo est aujourd'hui un émetteur souverain crédible et reconnu sur les marchés internationaux», soutient Christian
21 mai 2026

Congo-B | Dettes : le Trésor lève 850 millions de dollars à l’international

Facebook X (Twitter) LinkedIn RSS
vendredi 22 mai 2026
Récemment :
  • Zimbabwe | Minerais stratégiques : Hararé réussit sa stratégie dans la filière lithium  
  • Afrique du Sud | Énergie propre : un mégaprojet d’ammoniac vert à 5,8 milliards de dollars relance la bataille africaine de l’hydrogène
  • Congo-B | Dettes : le Trésor lève 850 millions de dollars à l’international
  • UEMOA | Croissance : la BCEAO pronostique une excellente météo  
  • Afrique subsaharienne | Énergies propres : un nouveau fonds pour accélérer la révolution dans le secteur
  • Philanthropie | Contre la pauvreté : la Fondation AXIAN et Les Entretiens s’allient pour le tissu associatif malgache
  • Éclairage | Modèles holistiques du monde : vers une diplomatie africaine des imaginaires [Par Benoist Mallet Di Bento]  
  • Niger | Pétrole : Niamey et Pékin scellent la paix des braves
S'abonner
RSS Facebook X (Twitter) LinkedIn Bluesky
AfrimagAfrimag
  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Energie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine
  • Banque & finance
    • Assurance
    • Banque
    • Finance
    • Marchés financiers
  • Entreprise
    • Aéronautique
    • Agribusiness
    • Agriculture
    • Automobile
    • BTP
    • Création d’entreprise
    • Défense
    • Droit des affaires
    • Droit du travail
    • Energie
    • Grande distribution
    • Industrie
    • Informatique
    • Management
    • Média
    • Mines
    • Oil & Gas
    • Santé
    • Tech
    • Télécommunication
    • Tourisme & hôtellerie
    • Transports & logistique
    • Les grands entretiens
  • Economie
    • Budget
    • Consommation
    • Emploi
    • Fiscalité
  • Politique
    • Coups d’Etat
    • Diplomatie
    • Election
    • Partis politiques
  • Sciences & environnement
    • Sciences
    • Environnement
    • Climat
    • Développement durable
    • Eau
    • Ecologie
    • Matières premières
    • Transition énergétique
  • Société
    • Alternative et management
    • Art & histoire
    • Culture & religions
    • Education
    • Femme
    • Sciences & environnement
    • Sports
  • Monde
    • Afrique du Nord
      • Algérie
      • Égypte
      • Libye
      • Maroc
      • Tunisie
    • Afrique de l’Ouest
    • Afrique Centrale
    • Afrique de l’Est
    • Afrique Australe
    • Amériques
    • Europe
    • Asie – Pacifique
    • BRICS
    • OCDE
    • Union Africaine
    • Asean
Afrimag
Accueil - Banque & finance - Grand Entretien | Adama Mariko, Secrétaire général de Finance In Common Summit : «les banques publiques financent ce que personne d’autre ne finance »

Grand Entretien | Adama Mariko, Secrétaire général de Finance In Common Summit : «les banques publiques financent ce que personne d’autre ne finance »

Anthioumane D. TandiaPar Anthioumane D. Tandia21 février 2025 Banque & finance
Facebook Twitter LinkedIn Bluesky
Alors que le cinquième Sommet Finance in Common (FiCS) s'apprête à réunir, du 26 au 28 février 2025, les banques publiques de développement à Cape Town, Adama Mariko, Directeur adjoint pour la mobilisation, les partenariats et la communication du Groupe AFD, décrypte les défis et opportunités de cette alliance mondiale. Innovation financière, inclusion, transition numérique et infrastructures durables : comment ces institutions inconnues du grand public façonnent-elles l'avenir du financement du développement ?
Adama Mariko

Alors que le cinquième Sommet Finance in Common (FiCS) s’apprête à réunir, du 26 au 28 février 2025, les banques publiques de développement à Cape Town, Adama Mariko, Secrétaire général du Finance In Common Summit (FICS) et Directeur adjoint pour la mobilisation, les partenariats et la communication du Groupe AFD, décrypte les défis et opportunités de cette alliance mondiale. Innovation financière, inclusion, transition numérique et infrastructures durables : comment ces institutions inconnues du grand public façonnent-elles l’avenir du financement du développement ? Entretien.

AFRIMAG : Le cinquième Sommet Finance in Common (FICS) se tiendra bientôt à Cape Town, coorganisé par la DBSA et l’AIIB. Quelles sont les principales priorités du sommet de cette année, et comment Finance in Common compte-t-il y contribuer ?

Adama Mariko : Cette année, le Sommet FICS met l’accent sur trois grandes priorités. D’abord, l’innovation dans le financement du développement national mais aussi de l’action climatique et du développement durable. Il est crucial d’explorer de nouveaux outils et mécanismes pour mobiliser plus de capitaux et accélérer la transition écologique tout en favorisant la croissance économique.

Ensuite, nous allons insister sur la finance inclusive et l’investissement à impact social. Réduire les inégalités passe par un meilleur accès aux financements pour les populations vulnérables et les petites entreprises, et par des investissements qui créent des opportunités économiques durables.

Enfin, un autre sujet clé sera le financement des infrastructures numériques. Le digital étant un levier puissant pour favoriser l’inclusion sociale et réduire la fracture numérique, en particulier dans les pays émergents.

AFRIMAG : Le thème de cette édition est « Favoriser les infrastructures et la finance pour une croissance juste et durable. » Quels sont les enjeux spécifiques qui seront abordés en relation avec ce thème, notamment pour les pays en développement ?

Adama Mariko : Cette édition mettra en lumière les défis liés aux solutions financières et à la qualité des financements destinés aux pays en développement. L’accent sera mis sur le rôle des acteurs privés et publics, notamment les banques publiques nationales, dans le soutien d’une croissance équitable et durable. Au-delà d’une réponse au besoin d’investissement, ces solutions tiendront compte des derniers standards internationaux en matière de financement, incluant l’adaptation au changement climatique pour construire des infrastructures plus résilientes que les précédentes. L’objectif ultime étant d’investir plus qualitativement et plus durablement.

Parlant de la qualité du financement, la question qui se pose est la suivante :  y a-t-il suffisamment de projets aujourd’hui qui permettent de mobiliser les ressources privées et publiques ? Dans ce contexte, nous allons porter notre attention sur le rôle d’origination joué par les banques publiques de développement dans la création et la structuration des projets pour garantir, au-delà de leur qualité, leur rentabilité.

AFRIMAG : L’accent du sommet sera mis sur la finance inclusive, la transformation numérique et les infrastructures pour l’action climatique. Quelles solutions concrètes Finance in Common envisage-t-il de promouvoir dans ces domaines ?

Adama Mariko : Finance in Common se positionne comme un catalyseur pour mobiliser les financements en faveur d’infrastructures résilientes, en intégrant pleinement les principes de durabilité et de soutenabilité. Le Sommet qui se tiendra au Cap vise à soutenir cette nouvelle vague d’investissements, pour garantir la mise en place d’infrastructures adaptées aux défis climatiques, tout en favorisant un développement inclusif et équitable.

Sur la transformation numérique, l’Afrique présente une dynamique paradoxale. Le continent est à la pointe de l’usage des technologies mobiles dans les services financiers, avec un taux de pénétration du téléphone mobile extrêmement élevé et un essor remarquable des solutions de paiement digital comme Orange Money, Wave et les wallets numériques. Pourtant, la fragmentation numérique demeure un enjeu majeur.

L’Afrique bénéficie d’une opportunité unique, celle de pouvoir sauter certaines étapes technologiques et adopter directement des solutions de pointe sans avoir à remplacer des infrastructures intermédiaires existantes, comme ce fut le cas en Europe avec la transition du filaire au mobile, puis à la fibre. Il est donc crucial d’accélérer l’accès aux technologies numériques, car elles constituent un levier économique puissant. L’accélération de l’accès au numérique est de ce fait un enjeu clé, puisqu’il constitue un puissant moteur de croissance.

Les banques publiques réunies dans Finance in Common accompagnent cette transformation en soutenant les entrepreneurs et startups technologiques, qui sont à la fois des créateurs d’emplois et des fournisseurs de solutions adaptées aux réalités locales. Nous constatons également le renforcement de l’efficacité des banques publiques en facilitant la digitalisation de leurs processus, notamment via des plateformes numériques qui permettent de partager et d’originer des projets. Enfin, nous encourageons l’inclusion financière et digitale en soutenant des innovations technologiques à fort impact, comme l’usage de l’intelligence artificielle pour accompagner les agriculteurs, pêcheurs et éleveurs. Par exemple, dans le cadre du projet  NAFOOREproposé par l’entreprise Jokalante au Sénégal soutenu par le Fonds d’Innovation pour le Développement, l’on pourra grâce à un simple téléphone mobile, prendre une photo de ses cultures et recevoir des conseils adaptés, dans sa langue maternelle, sur la gestion des maladies ou des récoltes via la radio, les SMS, les réseaux sociaux ou encore les appels vocaux. Ces solutions, financées et incubées par les banques publiques, permettent d’accélérer l’accès aux services essentiels dans les zones reculées et de favoriser un développement plus inclusif.

A lire également -  Africa CEO Forum | Notation financière : la Japan Credit Rating Agency envoie la BOAD au paradis

AFRIMAG : En tant que responsable des partenariats à l’AFD, comment travaillez-vous avec d’autres banques publiques de développement pour aligner leurs stratégies sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Accord de Paris sur le climat ?

Adama Mariko : L’AFD collabore étroitement avec les banques publiques de développement, qui forment une véritable communauté de pratique, partageant des objectifs communs. Aujourd’hui, environ 20 % de l’activité du groupe se fait avec des banques publiques à travers le monde. Il est important de rappeler que les partenariats entre banques publiques de développement existaient bien avant même la création de FiCS, avec des associations régionales structurées avec lesquelles collabore l’AFD, en Asie, en Afrique, en Europe et en Amérique latine. Créé par le directeur général de l’AFD Rémy Rioux, Finance en Commun est venue fédérer ces différentes communautés en rassemblant des institutions qui partagent une vision commune. Nous rassemblons ces acteurs en facilitant le partage de connaissances, l’harmonisation des pratiques et le cofinancement, notamment avec les banques nationales, essentielles pour assurer l’adéquation avec les priorités nationales.

L’alignement avec les ODD et l’Accord de Paris ne repose pas uniquement sur les financements, mais aussi sur leur qualité. L’accompagnement technique joue un rôle clé pour aider les banques à intégrer ces objectifs dans leur stratégie. Grâce à cette coopération et à l’engagement croissant des institutions financières publiques, les investissements deviennent plus durables et inclusifs.

AFRIMAG : Le rôle des banques de développement publiques (BPD) dans la durabilité financière semble croître. Comment Finance in Common s’assure-t-il que ces banques jouent un rôle central dans la transformation des systèmes financiers mondiaux ?

Adama Mariko : Pendant longtemps, le rôle des banques publiques de développement a été méconnu ou oublié dans le système financier international, souvent perçu comme polarisé entre les budgets publics des États et le secteur privé, représenté par les banques commerciales et les marchés de capitaux. Or, les banques publiques jouent un rôle bien plus significatif qu’on ne le pense : elles représentent un total de 23 000 milliards de dollars d’actifs à l’échelle mondiale et injectent chaque année environ 2 500 milliards de dollars dans l’économie, soit plus de 10 % du financement annuel mondial. Ce poids financier leur confère une position stratégique entre les États et le secteur privé, leur permettant d’agir comme un véritable levier pour orienter les investissements vers des modèles plus durables et responsables.

Finance in Common œuvre à fédérer cette communauté pour maximiser leur impact. L’objectif est de renforcer notre rôle en tant qu’acteurs clés de la transition. Nous facilitons le partage des meilleures pratiques, la coordination des stratégies et l’innovation en matière d’instruments financiers. Cette dynamique collective permet ainsi d’accélérer la transformation des systèmes financiers mondiaux, en Afrique et ailleurs.

AFRIMAG : La Development Bank of South Africa (DBSA) et l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) ont un partenariat renforcé pour ce sommet. En quoi cette collaboration Afrique-Asie est-elle essentielle pour faire face aux défis mondiaux du développement durable ?

Adama Mariko : Le Sommet Finance in Common est un événement global qui a vocation à rassembler les banques publiques de développement du monde entier. Depuis sa création, il s’est tenu en Europe, en Asie et en Amérique latine, chaque édition bénéficiant de collaborations stratégiques entre des banques multilatérales et nationales, notamment celles du pays hôte. À ce titre, je tiens à remercier nos partenaires des quatre précédentes éditions : la Cassa Depositi e Prestiti, l’International Fund for Agricultural Development (IFAD) en 2021, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en 2022, ainsi que les banques d’Amérique latine, BID, CAF et Bancoldex, qui ont accueilli l’édition précédente qui s’est tenue en 2023 en Colombie.

Cette année, la spécificité du sommet repose sur une collaboration renforcée entre trois institutions majeures du financement régional et international, la DBSA et l’AIIB, avec le soutien de l’Agence Française de Développement. Dans un monde qui se polarise, cette alliance illustre parfaitement la vocation de Finance in Common : fédérer une communauté de banques responsables qui placent le partenariat au cœur de leur action et s’engagent ensemble pour soutenir un multilatéralisme renforcé. Ce sommet est soutenu par 25 autres institutions qui le financent à des degrés différents.

L’engagement des banques publiques est crucial, car elles soutiennent à la fois les stratégies de développement national et la protection des biens publics mondiaux ; en unissant leurs forces, comme la DBSA, l’AIIB et l’AFD lors de ce sommet, elles renforcent leur impact sur le financement du développement durable.

Le choix de l’Afrique du Sud pour cette édition est également symbolique, car en plus de présider le G20, le pays incarne les défis et opportunités du développement durable et du continent africain. Cette année marque un tournant, notamment avec la réforme FfD4 (Financing for Development) prévue en juin, qui survient 20 ans après les discussions sur l’efficacité de l’aide, 10 ans après l’adoption des ODD et l’Accord de Paris, ainsi que le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

A lire également -  RDC | Blanchiment : 8,5 milliards de dollars “disparus” du circuit bancaire, la Banque centrale tire la sonnette d’alarme

AFRIMAG : Le FiCS rassemble plus de 530 institutions financières publiques à travers le monde. Quels sont les défis et les avantages de coordonner des actions avec un réseau aussi large et diversifié ?

Adama Mariko : L’un des principaux avantages du FiCS est qu’il repose sur une coalition fondée sur l’égalité et la coopération, et non sur des logiques de domination ou de parts de marché. Chaque banque a une voix, indépendamment de sa taille ou de ses capacités financières. C’est un véritable modèle de multilatéralisme où toutes les institutions, qu’elles soient grandes ou petites, ont une place équivalente dans les discussions et la production de solutions.

Le défi principal réside dans l’alignement des visions, notamment dans un contexte géopolitique en constante évolution. Cependant, les banques publiques de développement sont relativement préservées de ces tensions, car leur mission reste fondamentalement la même, qu’elles opèrent en France, au Brésil, en Italie ou au Laos. Leur rôle est d’améliorer les conditions de vie des populations qu’elles servent en finançant ce que personne d’autre ne finance et en créant des opportunités là où il n’y en a pas. Cette mission partagée facilite grandement le travail de coordination et renforce l’alignement des objectifs.

Par ailleurs, la coordination est rendue plus aisée par le fait que ces institutions sont déjà organisées en réseaux régionaux bien structurés. Finance in Common n’a finalement été que l’aboutissement naturel de partenariats existant depuis plusieurs décennies.

AFRIMAG : La mobilisation des ressources pour les pays en développement reste un défi majeur. Quelles innovations ou approches Finance in Common envisage-t-il pour mieux mobiliser des financements à grande échelle pour les projets durables ?

Adama Mariko : Tout d’abord, il est essentiel de saluer la capacité des banques publiques de développement à innover et à soutenir l’innovation. Depuis le Sommet de Carthagène en 2023, nous avons lancé un laboratoire qui active pleinement ce potentiel d’innovation, en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement (BID) et Climate Policy Initiative (CPI). Cela s’inscrit dans la mission du FiCS Lab, qui offre une plateforme favorisant la collaboration entre les banques publiques de développement, pour mobiliser davantage de capitaux privés et renforcer le financement climatique, notamment dans les marchés émergents et les économies en développement.

Cette année, nous poursuivons cet engagement avec le FiCS Innovation Lab, qui soutient et incube des projets proposant des solutions financières novatrices, comme le financement en monnaie locale, le crédit carbone et la biodiversité, avec des institutions telles que la Bahamas Development Bank et la DBSA. Nous favorisons également des solutions systémiques à grande échelle, comme l’utilisation des droits de tirage spéciaux (DTS), pour renforcer la capacité des banques publiques à collaborer et maximiser leur impact dans l’atteinte des ODD.

AFRIMAG : Comment l’AFD utilise-t-elle sa position pour sensibiliser et impliquer davantage les parties prenantes dans les enjeux de la finance durable à l’échelle mondiale ?

Adama Mariko : L’Agence Française de Développement a joué un rôle clé dans la création de Finance in Common, et coopère de longue date avec de nombreuses banques publiques de développement. C’est un axe stratégique de notre projet d’orientation stratégique, qui met l’accent sur la mobilisation, car l’AFD ne peut pas agir seule.

Nous agissons sur plusieurs fronts pour une finance plus durable : d’abord, en cofinançant des projets avec d’autres banques publiques afin de mutualiser les ressources et éviter de travailler en silo. Nous soutenons aussi des initiatives comme Finance in Common pour encourager une meilleure intégration du secteur privé. En parallèle, nous mobilisons des acteurs variés comme les ONG, les entreprises et les collectivités locales, pour aligner leurs actions en faveur d’une finance plus efficace et durable.

À l’AFD, tous nos financements sont alignés sur l’Accord de Paris et les ODD. Chaque projet est évalué selon son impact climatique et social, et seuls ceux qui respectent ces critères sont financés. Nous avons développé une méthodologie partagée avec d’autres banques et institutions multilatérales pour garantir cet alignement, et nous travaillons à diffuser ces standards dans le secteur afin d’assurer une transition juste et durable à l’échelle mondiale.

AFRIMAG : Quels sont les projets phares soutenus par l’AFD qui contribuent à la transition énergétique et au développement des infrastructures résilientes dans la région  Afrique ?

Adama Mariko : Notre grande fierté actuellement, c’est notre engagement dans la Mission 300, un projet ambitieux mené en partenariat avec la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et d’autres banques multilatérales. L’objectif est clair : connecter 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique d’ici à 2030. Pour cela, l’AFD s’est engagé à hauteur d’1 milliard d’euros (1,04 milliard de dollars) sur cette période.

C’est un projet structurant qui s’inscrit pleinement dans notre mission de financement des infrastructures durables et de soutien à la transition énergétique sur le continent. Parce que sans accès à une énergie fiable et abordable, il est difficile de parler de développement économique, d’éducation ou encore d’industrialisation.

Entretien réalisé par Anthioumane D. Tandia 

 

 

Par Anthioumane D. Tandia, Directeur de Publication - Casablanca
 199 AFD Sommet Finance in Common (FiCS) Afrique Adama Mariko Développement Financement Investissement énergies vertes

Sur le même sujet

C’est la quatrième sortie de Brazzaville sur les marchés financiers internationaux en six mois, après une levée de fonds sur la place de Londres en novembre 2025 après deux décennies d’absence. La prime de risque pays a baissé de plus de 400 points de base sur la période. «Cette opération est la démonstration que la République du Congo est aujourd'hui un émetteur souverain crédible et reconnu sur les marchés internationaux», soutient Christian
21 mai 2026

Congo-B | Dettes : le Trésor lève 850 millions de dollars à l’international

Actualité Marchés financiers
Le Fonds TOHANA, dont le nom signifie «soutien» en malagasy, se positionne comme un instrument de financement de proximité. Initialement issu d’un partenariat amorcé en 2024 entre la Fondation AXIAN et Les Entretiens, le dispositif franchit une nouvelle étape en s’ouvrant à d’autres souscripteurs. Désormais, un réseau d’entreprises et de fondations de la place adhère à ce fonds commun pour financer des projets sociaux et environnementaux.
21 mai 2026

Philanthropie | Contre la pauvreté : la Fondation AXIAN et Les Entretiens s’allient pour le tissu associatif malgache

Actualité Société
Les discussions auront duré un an pour clore un feuilleton qui empoisonnait les relations bilatérales. Depuis l’avènement au pouvoir du général Abdourahamane Tiani, le climat s’était lourdement dégradé entre Niamey et ses partenaires asiatiques. Invoquant une rupture de confiance majeure, le gouvernement nigérien affichait sa ferme intention de rééquilibrer le partage des richesses de l’or noir.
21 mai 2026

Niger | Pétrole : Niamey et Pékin scellent la paix des braves

Actualité Oil & Gas
Le continent africain dispose d’importantes réserves de pétrole et de gaz, mais le potentiel géologique ne suffit plus à séduire durablement les investisseurs internationaux. Dans un marché mondial devenu plus sélectif et plus exigeant, les États africains sont désormais appelés à bâtir un environnement stable, lisible et compétitif.
20 mai 2026

Casablanca | Hydrocarbures africains : la bataille de l’attractivité est lancée

Actualité Oil & Gas
CEVA Logistics poursuit son développement sur le continent africain. Le groupe a annoncé, le 18 mai 2026, l’ouverture de trois nouvelles agences en Guinée, au Gabon et en République du Congo, confirmant sa volonté de renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Ces nouvelles implantations doivent permettre à l’entreprise d’être plus proche de ses clients et de mieux accompagner les flux aériens, maritimes et terrestres dans la région.
20 mai 2026

Implantation | Marchés africains : CEVA Logistics ouvre de nouvelles agences pour renforcer sa présence

Actualité Transports & logistique
L’Africa Finance Corporation (AFC) passe à l’offensive dans la technologie africaine. Le conseil d’administration de l’institution a approuvé un investissement pouvant atteindre 100 millions de dollars US destiné à des gestionnaires de fonds technologiques opérant sur le continent, selon une annonce faite le lundi 18 mai.
20 mai 2026

Entreprises technologiques| Financement : AFC débloque 100 millions de dollars pour les start-up africaines

Actualité Tech
Ajouter un commentaire
Répondre Annuler la réponse

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter

Abonnez vous à la newsletter AFRIMAG et recevez directement le résumé de l'actualité et nos analyses. Vous recevrez un mail de confirmation avec lien d'activation (vérifiez votre boite spam/notification)

Par le biais de ces formulaires,  Afrimag collecte vos données personnelles en vue d'envoyer sa newsletter quotidienne. Ce traitement a fait l’objet d’une autorisation de la CNDP sous le numéro DW-1152/2025.  Vous pouvez vous adresser à contact@afrimag.net pour exercer vos droits d’accès, de rectification et d’opposition conformément aux dispositions de la loi 09-08. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Les discussions
  • Fret maritime Casablanca dans Fret maritime : Fini, la crise de conteneurs
  • Chip Olata dans Sénégal | Tractations serrées avec le FMI sur un nouveau programme
  • kamir bouchareb st dans Gabon | Port-Gentil : la Chine s’engage dans la construction d’une nouvelle raffinerie pour relancer le secteur pétrolier
  • speed stars dans Sénégal | Inclusion financière : projet de taxation du mobile money, attention à l’effet boomerang
  • PETER dans Türkiye | Visite officielle : le Président Erdogan a reçu le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko
Les derniers articles
Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique.
22 mai 2026

Zimbabwe | Minerais stratégiques : Hararé réussit sa stratégie dans la filière lithium  

L’Afrique du Sud accélère sa transition énergétique. Selon des informations rapportées par Reuters le 19 mai, le groupe danois Topsoe a remporté un contrat d’environ 1 milliard de dollars dans le cadre du projet de Coega, une future usine d’ammoniac vert implantée dans le port de Ngqura, à Gqeberha, sur la côte est sud-africaine.
22 mai 2026

Afrique du Sud | Énergie propre : un mégaprojet d’ammoniac vert à 5,8 milliards de dollars relance la bataille africaine de l’hydrogène

C’est la quatrième sortie de Brazzaville sur les marchés financiers internationaux en six mois, après une levée de fonds sur la place de Londres en novembre 2025 après deux décennies d’absence. La prime de risque pays a baissé de plus de 400 points de base sur la période. «Cette opération est la démonstration que la République du Congo est aujourd'hui un émetteur souverain crédible et reconnu sur les marchés internationaux», soutient Christian
21 mai 2026

Congo-B | Dettes : le Trésor lève 850 millions de dollars à l’international

Le dynamisme des activités commerciales et des services ainsi que la bonne campagne agricole 2025/2026 contribueraient à renforcer la croissance dans les pays de l'UEMOA. Sur l'ensemble de l’année 2025, le PIB de l’Union, en termes réels, progresserait de 6,7%, porté par une demande intérieure robuste et la bonne tenue des productions extractives et agricoles.
21 mai 2026

UEMOA | Croissance : la BCEAO pronostique une excellente météo  

Les personnalités qui font l’actu
Moussa Faki Mahamat - Mohamed Bazoum - Ibrahim Traoré - Patrice Talon - Xi Jinping - Macky Sall - Kristalina Geogierva - Assimi Goita - Umaro Sissoco Embalo - Mohammed VI - Ousmane Sonko - Aliko Dangote - Muhammadu Buhari - Alassane Ouattara - Bassirou Diomaye Faye - Mamadi Doumbouya - Cyril Ramaphosa - Félix Tshisekedi - Bola Ahmed Tinubu - Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo - Donald Trump - Elon Musk - Vladimir Poutine - Akinwumi Adenisa - Abiy Ahmed - Joe Biden - Paul Kagame - Emmanuel Macron - William Ruto - Joao Lourenco
Facebook X (Twitter) LinkedIn
Actuellement en kiosque :

Abonnez-vous pour ne pas manquer de numéro

Au fil de l'actualité

  • Actualité
    • Accord de paix
    • Banque & finance
    • Benjamin Netanyahu
    • Climat
    • Crise économique
    • Donald Trump
    • Economie
    • Energie
    • Etats-Unis
    • Guerre
    • Iran
    • Israël
    • Maroc
    • Mohammed VI
    • Politique
    • Pétrole
    • Russie
    • Ukraine

Liens utiles

  • A propos
  • Informations légale
  • Confidentialité
  • Nous contacter
  • Abonnement
  • Archives

La newsletter AFRIMAG

Recevez gratuitement la revue des publications Afrimag directement dans votre Email !

Par le biais de ces formulaires,  Afrimag collecte vos données personnelles en vue d'envoyer sa newsletter quotidienne. Ce traitement a fait l’objet d’une autorisation auprès de la CNDP sous le numéro DW-1152/2025.  Vous pouvez vous adresser à contact@afrimag.net pour exercer vos droits d’accès, de rectification et d’opposition conformément aux dispositions de la loi 09-08. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Informations légales – Politique de confidentialité

Saisir au dessus et taper sur Enter pour rechercher. Taper sur Esc pour annuler.

Bloqueur de publicité actif !
Bloqueur de publicité actif !
Notre site web est rendu possible par l'affichage de publicités à nos visiteurs. S'il vous plait, désactiver votre bloqueur de publicités.