Le président de la transition en République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a annoncé un retour à l’ordre constitutionnel en 2025, comprenant un référendum et des élections générales
Le général Doumbouya, qui a accédé au pouvoir à la suite d’un coup d’État le 5 septembre 2021, s’exprimait mardi soir à l’occasion des vœux de la nouvelle année. Il a mentionné l’adoption imminente d’une « nouvelle constitution consensuelle » par voie de référendum.
Il a également révélé que les élections se dérouleraient en plusieurs étapes : d’abord les élections communales, suivies des législatives, puis de la présidentielle.
Doumbouya a demandé la confiance des Guinéens, rappelant son engagement à « servir » le pays. Il a précisé que le calendrier électoral avait été établi en concertation avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Le chef de la transition guinéenne ne s’est pas prononcé sur l’éventualité de sa candidature ou celle d’un autre de son équipe aux élections présidentielles attendues.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu en Guinée. Avant ce discours du président, l’opposition, regroupée au sein des Forces vives de Guinée (FVG), avait annoncé qu’elle ne reconnaîtrait plus le pouvoir en place à compter du 1er janvier 2025, arguant de l’expiration de la transition le 31 décembre. L’opposition, qui avait prévu de manifester dès le 6 janvier, n’a pas réagi immédiatement aux propos de Doumbouya.
samedi 8 août 2026
Récemment :
- Marché des transferts | Football : à 140 millions d’euros, l’Ivoirien Yan Diomandé devient le joueur africain le mieux évalué
- Nigeria | Fintech : Flutterwave, de la licorne des paiements à l’assaut de la banque
- Tech | Winter Summit de Plug and Play : une startup marocaine va représenter le Royaume dans la Silicon Valley — avec une IA qui fait le métier de conseiller crédit
- Lagos | Dangote prépare la plus grande IPO africaine de la décennie : les Bourses du continent en ordre de bataille
- Sénégal | Soutien aux secteurs stratégiques : la Banque mondiale débloque 340 milliards de FCFA et mise sur les réformes de Diomaye Faye
- South Africa | Énergie : avec Pékin, Pretoria mise sur un mégaplan de 122 milliards de dollars pour relancer son industrie
- Lagos | Femi Otedola contre First Bank of Nigeria : le pari fou du milliardaire pour conquérir la première banque du pays





Guinée




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
