Après une mise en demeure, Conakry a décidé de révoquer les licences de 46 sociétés minières opérant dans le pays, indique l’agence Reuters qui cite une source gouvernementale
Cette dernière assure que cet assainissement n’est pas terminé, et que d’autres opérateurs pourraient se voir retirer leur licence faute d’avoir tenu leurs engagements. Pour des analystes, cette décision vaut aussi un avertissement aux multinationales positionnées sur l’exploitation du très riche secteur minier du pays, deuxième producteur mondial de bauxite.
Les licences concernées couvrent les opérations de bauxite, d’or, de diamant et de graphite, mais certaines sources au sein du secteur affirment qu’aucune des sociétés n’est un producteur important dans le secteur minier guinéen, dominé par de grandes entreprises internationales. « Il s’agit simplement de petites licences peu performantes», et surtout, d’en finir avec les licences détenues par des personnalités et qui les monnayaient auprès des investisseurs étrangers. C’est aussi ce phénomène «d’homme de paille» que le gouvernement veut éradiquer. «Nous travaillons depuis un certain temps à l’assainissement du cadastre. Nous pouvons dire que cela s’inscrit dans le même cadre», a déclaré une source au ministère des Mines, relayée par Reuters.
La Guinée possède les plus grandes réserves de bauxite au monde, principal minerai utilisé pour produire de l’aluminium et une source importante de minerai d’or et de fer. Elle a exporté environ 146,4 millions de tonnes métriques de bauxite en 2024. Selon un analyste, les principaux producteurs de bauxite opérant en Guinée sont en passe d’extraire plus de 200 millions de tonnes cette année, soit une augmentation de 35 % par rapport à l’année dernière.





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