La junte guinéenne n’a présenté aucun document à la Cédéao, a fait savoir le colonel Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement sur une station radio privée de Conakry.
La Cédéao avait donné jusqu’au 25 avril aux juntes guinéenne et burkinabé, le dernier délai pour lui transmettre un chronogramme raisonnable (ndlr : 16 mois de transition) de retour à l’ordre constitutionnel. Faute de quoi, elle activerait les sanctions économiques et financières.
Relayant le bras de fer dans lequel s’est engagé la junte contre l’Organisation régionale, le colonel Gaoual Diallo a affirmé que « la Guinée n’agit pas sous des contraintes ou sous le dictat de la Cédéao » avant de se lancer dans un violent réquisitoire contre l’Organisation : « Depuis un certain temps, la Cédéao s’est détourné de l’objectif d’être cette institution au service des populations et de plus en plus elle apparaît aux yeux de l’opinion publique comme une organisation au service de quelques chefs d’Etat et cela ne marchera pas ».
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