Le Parlement équato-guinéen a surpris tous les observateurs de la vie politique de ce pays en décidant de l’organisation d’une élection présidentielle anticipée en novembre prochain simultanément avec les législatives et municipales.
La décision du Parlement de Malabo ne précise pas les motivations du changement du calendrier du scrutin présidentiel initialement prévu au premier trimestre 2023. Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, s’est chargé de donner des explications en justifiant la tenue de la présidentielle anticipée par des raisons budgétaires.
«La décision de tenir toutes les élections en même temps est motivée par la volonté d’aider le gouvernement à faire face aux nombreuses obligations qui lui incombent à un moment où la crise économique frappe le monde en général et notre pays en particulier ; Le financement de plusieurs élections pouvait considérablement impacter la situation économique du pays», a-t-il déclaré.
Le Président Obiang Nguema sera-t-il candidat ?
Pour l’instant, personne ne sait si le Président Obiang Nguema, 80 ans, sera candidat à sa propre succession ou s’il organisera sa succession comme le soupçonne l’opposition en exil, en cédant la place à son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Depuis 2016, ce dernier a été nommé au poste de premier Vice-président de la République chargé de la Défense et la Sécurité.
A 53 ans, le fils du Président est donc devenu le dauphin constitutionnel du chef de l’Etat puisqu’en cas de vacance du pouvoir, c’est à lui qu’en reviendrait l’exercice.
Lors de son dernier congrès tenu en novembre 2021, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), la formation présidentielle, n’avait pas désigné, à la surprise générale, son candidat à la présidentielle de 2023, laissant la porte ouverte à toutes les options.





Guinée Equatoriale




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