Le gouvernement de Conakry annonce la reprise en mars prochain des travaux de développement des mines de fer du Simandou, les plus grands gisements au monde. Ce projet était à l’arrêt depuis de long mois.
Après une mission en Chine en janvier 2023, les autorités guinéennes de transition ont reçu des assurances de la part des investisseurs. Le groupe minier australien Rio Tinto, le consortium Winning Simandou et le géant de l’acier chinois Baowu Steel vont redémarrer les travaux d’aménagement du train minéralier et des infrastructures portuaires dès mars 2023. Reste à finaliser d’ici le 28 février les négociations. Le ciel s’éclaircit donc pour ce projet à 15 milliards de dollars du fer des monts Simandou. Depuis la fin de l’année dernière, un nouveau partenaire est apparu au tour de table, le numéro un mondial de l’acier, le chinois Baowu Steel. Pour le gouvernement guinéen, Baowu est même la pierre angulaire en ce sens que ce groupe va jouer un rôle moteur pour structurer les financements chinois et internationaux autour du projet.
Les monts Simandou, plus grands gisements de fer non-exploités au monde, sont divisés en quatre blocs : deux contrôlés par le consortium formé par le groupe Winning Simandou et Baowu ; deux autres aux mains de l’Australien Rio Tinto, allié au chinois Chinalco. L’Etat guinéen a obtenu la création d’une coentreprise dans laquelle il bénéficie d’une participation de 15%. Mais les discussions ont longtemps achoppé sur la répartition des bénéfices et des investissements.
Selon les autorités guinéennes dont les propos sont rapportés par un correspondant local de RFI, «les problèmes ont été aplanis, ou le seront en totalité avant le 28 février prochain». Les travaux du train minéralier long de 670 kilomètres et du port d’évacuation de Moribayah pourraient donc reprendre d’ici un mois pour s’achever, selon le chronogramme, en décembre 2024.





Guinée
![Edito | Aviation civile : Les incohérences de la tarification aérienne [Par Jean-Louis Baroux] En fait, contrairement aux autres modes de déplacement, le transport aérien prend en charge la totalité de ses coûts de fonctionnement, sans que la collectivité ait à débourser pour le faire fonctionner, ce qui n'est pas le cas du transport ferroviaire, ni même du maritime. Ainsi, sur un vol Paris-Nice par exemple, pour un prix moyen du billet de 132 €, 52 € sont reliés aux taxes et services extérieurs obligatoires.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Avion-civile-450x253.jpg)
![Éclairage | Gouvernance d’entreprise : l’arrêté des comptes engage la responsabilité des administrateurs [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/11/Chhh-450x257.jpg)
![Logistique | Corridors ferroviaires : la Tanzanie et l’Angola veulent relier l’océan Indien à l’Atlantique La connexion prévue s'appuierait sur deux infrastructures existantes mais aujourd'hui déconnectées : la ligne de Benguela, qui relie le port angolais de Lobito à la frontière de la RDC, et la Tazara, qui court sur 1 860 km entre Dar es Salam et Kapiri Mposhi, en Zambie [Source: Agence Ecofin — actualité infrastructures, 4 novembre 2025]. Le tracé devrait s'étendre jusqu'en RDC, selon la cheffe de l'État tanzanienne.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Lobito-Atlantic-Railway-450x253.jpg)
![Éclairage | Blanchiment des capitaux : la RDC sort de la liste grise du GAFI après quatre ans de surveillance renforcée [Par Willy Lukanga] Depuis son arrivée à la présidence de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a fait de la lutte contre la corruption et les pratiques financières illicites un axe affiché de son action. Le corpus juridique a suivi : la loi n°22/068 du 27 décembre 2022 relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme a modernisé le cadre applicable, et le président de la République a inauguré en mars 2023 le nouveau siège de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF).](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/RDC--450x212.jpg)

