Selon le redoutable gendarme américain de la bourse, la Securities & Exchange Commission (SEC), le groupe minier Rio Tinto a employé en 2011 un consultant français qui a tenté de verser des centaines de milliers de dollars à un fonctionnaire guinéen, afin de conserver les droits liés au fer de Simandou. Des accusations de corruption que la compagnie a toujours contestées.
La Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain de la bourse, a annoncé lundi 6 mars la fin des poursuites engagées contre Rio Tinto pour violation de la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger en lien avec le projet de minerai de fer guinéen Simandou. Le géant anglo-australien a en effet accepté de payer une amende de 15 millions de dollars, sans toutefois admettre, ni contester les conclusions de la SEC.
Les faits à l’origine de l’enquête du redoutable gendarme boursier américain remontent à juillet 2011, quand le groupe minier a engagé un banquier d’investissement français, dont la seule qualification apparente consistait en une «relation personnelle avec un haut fonctionnaire du gouvernement» sous Alpha Condé. Il aurait travaillé pour le compte de la compagnie sans accord écrit définissant l’étendue de ses services ou les résultats attendus. À cette procédure d’embauche irrégulière s’ajoute, selon la SEC, un paiement irrégulier s’élevant à au moins 822.000 dollars, proposé par le consultant à un fonctionnaire du gouvernement guinéen.
«Nous sommes heureux d’avoir résolu cette affaire liée à des événements survenus il y a plus de dix ans dans des conditions appropriées et raisonnables. Lorsque Rio a eu connaissance du problème, une enquête interne a été immédiatement lancée et nous avons prévenu les autorités compétentes», a commenté Dominic Barton, Président de Rio Tinto.
Pour rappel, Rio Tinto détient toujours les droits d’exploitation sur deux des quatre blocs du gisement Simandou, lequel peut positionner la Guinée comme l’un des principaux fournisseurs mondiaux de ce produit indispensable aux aciéries.





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