Le général Sékouba Konaté, ancien président de la Transition entre 2009 et 2010 en Guinée, fait l’objet de poursuites judiciaires.
Dans un courrier daté du 19 décembre 2022, adressé au ministre de la Justice, le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry indique qu’une enquête préliminaire a été ouverte contre Konaté pour «détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux portant sur le montant de 22 millions de dollars américains» au moment où il était aux affaires.
Depuis la France où il réside, l’ancien président de Transition après l’intermède Dadis Camara au pouvoir, doit aussi répondre à une commission rogatoire internationale de la justice guinéenne dans le cadre du procès des massacres du 28 septembre 2009 actuellement en cours à Conakry.
La procédure ouverte le 14 décembre courant n’a été rendue publique que dans la soirée de mardi. Au moment des massacres des civils le 28 septembre 2009, le général Sékouba Konaté était ministre de la Défense de la junte en place alors dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara.
Pendant l’instruction de l’affaire, le général Konaté avait été entendu mais les juges instructeurs n’avaient pas décidé de l’envoyer en procès comme les onze militaires qui comparaissent actuellement devant la justice.
A la barre lors des débats, le nom de l’ancien ministre de la Défense a été souvent cité notamment par le capitaine Moussa Dadis Camara.
Camara a accusé le général Konaté d’avoir comploté envoyant les militaires tirer sur les manifestants au stade du 28 septembre dans le but de susciter un soulèvement pour renverser le régime et prendre le pouvoir.
Le général Sékouba Konaté a pris le pouvoir en décembre 2009 à la tête de la transition après la tentative d’assassinat contre le président Moussa Dadis Camara. Il a dirigé le pays jusqu’à la présidentielle de 2010 qui aboutit à l’élection d’Alpha Condé.





Guinée




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