Les constructeurs automobiles en quête d’un relais de croissance en Afrique, ont déclaré la guerre contre le marché de l’occasion.

En effet, BMW, Volkswagen, Toyota, Nissan et autres se sont associés pour faire pression sur les pays africains afin de réduire les importations de véhicules. Elles ont créé l’Association of African Automotive Manufacturers (AAAM), dont l’action commence à porter ses fruits. Le Kenya, le Nigeria et le Ghana sont considérés par l’AAAM comme des pôles potentiels de production. Ces deux derniers pays sont prêts à proposer aux constructeurs automobiles des exonérations fiscales sur 10 ans et une absence de droits de douane sur les pièces et composants importés en échange d’un assemblage local des véhicules. Le Nigeria envisage également de taxer à 70% les véhicules neufs entièrement produits ailleurs afin de stimuler la demande pour la production locale. Ce projet de loi n’a pas encore été approuvé. Au Kenya, les constructeurs seront exonérés de droit d’importation et bénéficieront d’un allégement fiscal de 50%. Volkswagen et Nissan disposent déjà d’usines ou se sont engagés à en ouvrir au Nigeria, au Kenya et au Ghana. Honda et PSA ont des sites d’assemblage au Nigeria. Idem pour Renault et PSA qui ont des usines au Maroc. L’AAAM évalue le marché potentiel des voitures neuves en Afrique subsaharienne entre trois et quatre millions d’unités, contre 420 000 vendues en 2017. Mais pour parvenir à cet objectif, il faudrait réduire la proportion des véhicules d’occasion.

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Afrique du Sud

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