Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international vient d’approuver une ligne de crédit élargi de 3,5 milliards de dollars décaissable sur 40 mois, destinée au financement de réformes structurelles engagées par le gouvernement. En tête de liste, la suppression des subventions des carburants et l’assainissement budgétaire.
Le principal programme de réforme prévu dans le cadre de cet accord est la mobilisation des recettes intérieures, essentielle pour préserver la viabilité des finances publiques et de la dette ainsi que l’efficacité des dépenses publiques. C’est la condition pour générer des marges de manœuvre budgétaire pour financer les investissements publics et les dépenses sociales dans la santé et l’éducation.
Les réformes structurelles devraient continuer d’améliorer le climat des affaires, les investissements du secteur privé et l’inclusion financière afin de favoriser les conditions nécessaires à une croissance inclusive, en renforçant la gouvernance et les investissements dans le capital humain, en particulier chez les jeunes et les femmes, soulignent les experts du Fonds monétaire international.
Maintenir la stabilité macroéconomique
L’accord avec le FMI rentre dans le cadre du plan national de développement (PND) 2021-25 et vise à maintenir la stabilité macroéconomique tout en établissant les conditions d’une transformation économique du pays.
Abidjan bénéficiera d’un décaissement immédiat de 495,4 millions de dollars pour le soutien budgétaire. Le reste est étalé sur une période de 40 mois.
Frappés par de triples chocs, à savoir la pandémie, les retombées négatives de la guerre de la Russie en Ukraine et le resserrement monétaire mondial, l’économie ivoirienne fait face à des déséquilibres macroéconomiques croissants. Le gouvernement s’est engagé à poursuivre le programme visant à promouvoir une croissance inclusive et le processus d’assainissement budgétaire par la mobilisation des recettes fiscales. L’objectif est d’arriver à la norme fixée par les critères de convergences de l’UMOA, à savoir 3% du PIB.

![Tribune | : Exploiter l’atout linguistique de l’Afrique pour accélérer son développement économique à l’ère de l’IA [Par Ben Piper (Fondation Gates) et Mamadou Amadou Ly (ARED] Former une main-d'œuvre compétente en IA ne commence pas par apprendre aux enfants à coder dans une langue étrangère. Cela commence par leur apprendre à lire dans leur propre langue. Sur tout le continent, des millions d'enfants, scolarisés, n'acquièrent pas les compétences de base en lecture et en calcul à l'âge de 10 ans, non pas par manque de talent, mais parce qu'ils sont contraints de déchiffrer une langue étrangère avant même de maîtriser la leur. Ce fossé linguistique constitue un frein silencieux à la croissance économique de l'Afrique, empêchant notre jeunesse de développer les bases cognitives nécessaires pour tirer pleinement parti des technologies de pointe](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/PHOTO-2026-07-08-14-35-15-320x127.jpg)



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