La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a indiqué hier mercredi 05 juillet, avoir présenté son plan de retrait au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
El-Ghassim Wane, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusma a révélé avoir discuté avec les autorités maliennes d’un retrait «ordonné et sûr» de la Mission au 31 décembre 2023. Les deux parties ont convenu de la nécessité d’une coopération et d’une coordination renforcées, afin d’assurer l’achèvement du processus de retrait dans le délai imparti, a poursuivi le patron de la Minusma.
Le chantier s’annonce d’ores et déjà complexe vu le chronogramme. Plusieurs mécanismes seront mis en place aux niveaux technique et politique avec des représentants du Mali et de la Minusma, afin de traiter les différents aspects du processus, y compris le retrait du personnel civil et en uniforme, le transfert des tâches, la logistique, la sécurité et la communication stratégique.
Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a pour sa part déclaré que «les autorités maliennes ont ainsi accepté de prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter les demandes urgentes de la Minusma.»
La Minusma compte plus 15.000 hommes déployés au Mali depuis 2013 pour, entre autres, protéger les civils des attaques terroristes. Elle a été créée par le Conseil de sécurité des Nations unies en avril 2013. Le 30 juin dernier, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2690, qui autorise la Minusma à entamer un retrait sûr et ordonné du Mali à la demande du gouvernement malien. Bamako avait demandé avec fracas «le départ sans délai» de la Minusma au motif que «cette mission ne répondait pas au défi sécuritaire» du pays.





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