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La Zambie : Le pays perdrait 500 millions de dollars dans les mines de cuivre

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La Zambie risque de perdre jusqu’à 500 millions de dollars en raison des flux financiers illicites (FFI) si la transparence et la responsabilité ne sont pas promues dans le secteur minier, a averti jeudi 7 mars l’ONG internationale Consumer Unity and Trust Society (CUTS).

« Les flux financiers illicites en Afrique sont plus élevés dans les industries extractives et la Zambie représente 65 % des flux observés dans le secteur du cuivre à l’échelle du continent », ont déclaré Allan Chitwamali et Ntalasha Chilukutu, responsables au sein du CUTS.  Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (UNCTAD), il n’y a actuellement aucune initiative inter-agences dédiée aux FFI en Zambie, appelant le pays à adopter une stratégie et un plan nationaux spécifiques pour lutter contre ce phénomène qui érode les recettes de l’État. En revanche, l’organisme onusien signale que les mesures prises par ce pays d’Afrique australe pour réduire les flux financiers illicites comprennent notamment la mise en place d’un régime fiscal et des mécanismes renforcés pour suivre la production des industries extractives, ainsi que l’opérationnalisation du Centre de renseignement financier.

La Zambie a également œuvré au renforcement de la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT), comme il a adhéré à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), poursuit l’UNCTAD. Elle précise que les méthodes utilisées pour générer des FFI dans le pays sont notamment la tarification commerciale erronée, l’évasion fiscale agressive, la corruption dans les marchés et les investissements publics. Par ailleurs, l’institution fait savoir que les domaines les plus touchés par ce fléau sont le cuivre, les pierres et métaux précieux, les biens de consommation et les projets gouvernementaux. La Zambie est le deuxième plus grand pays producteur de cuivre d’Afrique, après la République démocratique du Congo (RDC). La hausse des prix de ce minerai sur les marchés internationaux a permis au pays d’améliorer ses revenus et ses recettes fiscales.

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