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L’Afrique n’est plus la chasse gardée d’aucune puissance

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Après l’émancipation  politique tant  rêvée par tant de générations, voilà que pointe l’indépendance économique des pays africains. C’est en tout cas le premier enseignement que l’on tire de la récente tournée africaine effectuée par le roi Mohammed VI dans quatre pays africains.

Cette visite du souverain marocain auprès de ses pairs, chefs d’Etat africains, est riche d’enseignements. Elle met en relief la situation inédite d’un continent où chaque pays  compte sur l’autre et où aucune puissance coloniale n’intervient pour faire profiter ses entreprises de juteux marchés publics, de partenariats publics-privés, pour ne pas dire de passe-droits.

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Pendant près de dix jours, les contrats se sont noués à tour de bras entre partenaires soucieux de leurs intérêts réciproques.  Des liens se sont établis dans les domaines, allant de l’industrie cimentière, aux services bancaires, en passant par l’immobilier, le BTP, mais également l’industrie pharmaceutique, chimique voire pétrolière.

Le message est clair : « nous irons partout où nos intérêts nous portent », déclare le roi du Maroc. Ce pays maghrébin dont plusieurs entreprises possèdent des filiales dans les pays subsahariens, semble disposer de solides arguments pour convaincre.

Il y a néanmoins, un second enseignement que doivent méditer les entreprises de ces mêmes pays qui accueillent les investissements marocains. Dans chaque domaine d’activité, il est important de favoriser l’émergence des fleurons nationaux pour que dans l’avenir ces échanges d’un nouveau genre ne se fassent pas seulement dans un seul sens.

Certes, en Afrique de l’Ouest, les groupes nigérians montrent la voie, aussi bien dans le secteur bancaire que celui du ciment, du pétrole, et de l’agroalimentaire. Il est vrai que l’Afrique du Sud joue le même rôle en Afrique australe et au-delà, en occupant des pans entiers de l’industrie minière, des télécommunications, de la distribution, etc. Mais a-t-on déjà vu un groupe sénégalais, autre que la Sonatel, essaimer ailleurs que le petit marché de 14 millions d’habitants de ce pays d’Afrique de l’Ouest ? Quels sont les groupes ivoiriens qui se sont « multinationalisés », à part la Banque Atlantique ? Et au Mali, au Burkina Faso, au Bénin, pourquoi n’y a-t-il pas d’entreprises suffisamment performantes pour s’exporter ?

Ce sont autant de questions auxquelles, nos économies doivent répondre afin que le capital local s’approprie la croissance.

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