Alors que l’invasion russe en Ukraine paralyse les exportations de céréales de la mer Noire qui représentent 30% des volumes traités sur le marché international, les grands pays importateurs tentent de sécuriser leur approvisionnement afin de se mettre à l’abri d’une éventuelle pénurie et de contenir les pressions inflationnistes.
C’est ainsi que l’Algérie qui dépend de 40% des importations de marchés russe et ukrainien, vient de passer une commande de 500.000 tonnes de blé dur au Mexique. Le contrat, une première pour l’Office algérien interprofessionnel des céréales, a été conclu mardi 26 avril. Selon des traders cités par l’agence Anadolu, le prix d’achat obtenu par Alger oscille entre 570 et 590 dollars la tonne incluant les frais de transport.
Les livraisons devront se faire en trois temps : les 16 et 31 mai, le 1er et le 15 juin, et les 16 et 30 juin. Ces importations s’inscrivent dans le cadre d’une démarche des autorités algériennes de renforcer les stocks du pays en blé, dans un contexte marqué par de graves perturbations du marché international lourdement impacté par la guerre en Ukraine.
L’Algérie est un des plus gros importateurs de blé dans le monde. Elle importe la quasi-totalité de ses besoins en consommation qui s’élèvent à 11 millions de tonnes par an. En plus de la Russie et de l’Ukraine, le pays importe également massivement de la France.

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)



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