Le colonel Michael Randrianirina, investi chef de l’Etat après la chute du président Andry Rajoelina, a nommé ce mardi 28 octobre un gouvernement composé en majorité de ministres civils dont certaines personnalités ayant servi sous le régime du président déchu Andry Rajoelina. Ce qui fait grincer des dents au sein de la «GenZ» dont les manifestations avaient fait tomber l’ancien régime.
Le cabinet du nouveau Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, comprend 25 civils et quatre officiers militaires ou paramilitaires. A noter la présence de Christine Razanamahasoa, déchue de son poste de présidente de l’Assemblée nationale dans les derniers jours du régime Rajoelina, a été nommée aux Affaires étrangères, tandis que Fanirisoa Ernaivo, un opposant de Rajoelina vivant en exil, est le nouveau ministre de la Justice.
En finir avec les pénuries chroniques
Le professeur d’économie Hery Ramiarison va diriger le ministère des Finances, un poste très sensible et stratégique dans le contexte post-révolution où les attentes pressantes de la population sont nombreuses. Aux ministères des Forces armées, de la Sécurité publique, de l’Aménagement du territoire et de la Gendarmerie, ce sont des militaires qui seront aux commandes.
Pour les analystes politiques, la composition de ce gouvernement consolide le pouvoir de l’armée tout en mettant en avant la priorité absolue de son cahier des charges, à savoir mettre fin aux pénuries chroniques d’électricité et d’eau qui ont déclenché la fronde et les manifestations contre Rajoelina, et plus largement, relancer l’activité économique et la croissance. Le chantier s’annonce d’ores et déjà titanesque : Entre 1960, à l’indépendance du pays et 2020, le PIB par tête d’habitant de Madagascar a presque diminué de moitié, selon les données de la Banque mondiale.
Le président Michael Randrianirina a déclaré qu’un comité dirigé par l’armée gouvernera pendant deux ans aux côtés d’un gouvernement de transition jusqu’à ce que de nouvelles élections puissent être organisées.

![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)



Madagascar


![Tribune | Le détroit de Gibraltar et la géopolitique des corridors maritimes à l’ère des ruptures [Par Pr. M El Hassane Hzaine] Le premier choc géopolitique survient en 711 ap. J.-C, lorsque le chef militaire Omeyyade Tariq ibno Ziyad et son armée musulmane franchissent le détroit, inaugurant sept siècles de présence musulmane marqués par une culture andalouse rayonnante sur les deux rives.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/DG-450x271.jpg.webp)


