Le Congrès National Africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a convoqué une autre réunion spéciale de son Comité exécutif national (NEC) pour dimanche 4 décembre afin d’examiner le sort du chef de l’Etat et président du parti, Cyril Ramaphosa, à la suite des conclusions du panel indépendant enquêtant sur les accusations criminelles portées contre lui.
Le panel indépendant, mis en place par la présidente du Parlement, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a conclu dans un rapport que Ramaphosa doit répondre à de graves violations de la Constitution pour s’être exposé à un conflit d’intérêts, avoir effectué un travail rémunéré à l’extérieur et avoir enfreint la loi sur la prévention des activités de corruption.
La réunion du Comité exécutif national de vendredi a pris fin brutalement après que le président Ramaphosa n’y a pas assisté. Ce fut l’un des rassemblements les plus courts du parti.
Environ 80 membres des plus hautes structures décisionnelles de l’ANC se sont réunis, mais une heure après le début de la réunion, ils ont réalisé que leur propre chef ne se joindrait pas aux discussions.
Les adversaires de Ramaphosa, qui s’opposent à sa candidature pour un second mandat à la tête du parti, devraient à nouveau l’appeler à se retirer après la publication des conclusions de la Commission indépendante. «Les dirigeants de l’ANC sont très préoccupés par les conclusions du rapport et tout impact qu’elles pourraient avoir sur l’avenir du parti», notent-ils, décrivant le rapport comme le « pire cauchemar ».
Les conclusions du rapport pourraient donc avoir de graves implications politiques pour le chef d’Etat, qui est également président de l’ANC, surtout à l’approche de la Conférence nationale élective du parti prévue du 16 au 20 décembre courant à Nasrec.
La publication des résultats de l’enquête intervient trois semaines seulement après que l’ancien président Thabo Mbeki a averti que l’ANC devait réfléchir à ce que le parti ferait au cas où Ramaphosa serait destitué.





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