L’Association du transport aérien international (IATA) indique dans son rapport mensuel de mars 2023 que le trafic des passagers en Afrique rattrape désormais le niveau d’avant l’éruption du Covid-19. Pour autant, les compagnies aériennes du continent ne sont pas encore sorties de la convalescence financière.
Pour l’IATA, le niveau d’activité actuel des compagnies aériennes africaines laisse présager d’un retour à meilleure fortune à partir de 2024 car il faudra un peu de temps pour éponger les pertes de 3,5 milliards de dollars cumulées de 2020 à 2022 suite à la fermeture des frontières.
En glissement annuel, les flux de passagers internationaux ont bondi de 90,7% à fin février 2023 sur le continent, représentant désormais 80% de l’activité des compagnies africaines. Le trafic domestique pèse 20%.
Le rythme de cette reprise est néanmoins variable selon les régions. Plusieurs compagnies en Afrique centrale, de l’Ouest, en Afrique de l’Est et du Nord ont déjà le trafic qu’elles réalisaient en 2019, avant la crise de la pandémie du coronavirus. Les compagnies d’Afrique australe, dont la South African Airlines, sont toujours en grandes difficultés. Au mieux, le redressement financier des transporteurs aériens du continent devrait intervenir en 2024 et sera porté par l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Est, souligne l’IATA.
Le fret aérien, dont les volumes sont au-dessus des niveaux de 2019 depuis le début de 2021, garde sa dynamique avec une croissance de 31%.
En dépit de la faible part de marché de l’Afrique dans le trafic aérien mondial (environ 2,1%), de belles perspectives s’annoncent car la demande des voyages devrait progresser du double de son niveau actuel. Des défis subsistent néanmoins et pourraient contrarier cette dynamique comme les infrastructures insuffisantes, le manque de connectivité, les tarifs élevés des billets impactés par les taxes et redevances exorbitantes, les primes d’assurance trop élevées et les problèmes de rapatriement de devises des compagnies, à l’image de difficultés qu’affrontent les compagnies internationales qui desservent le Nigeria.





![Édito | Le piège du « Yield Management » [Par Jean-Louis Baroux] Ceux-ci alléchés par des tarifs attractifs à la condition d’acheter leurs billets très longtemps à l’avance, souvent plusieurs mois, se retrouvent piégés en cas d’annulations de vols, voire de cessation d’opérer entre des destinations.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Hh-1-450x185.jpg.webp)
![Édito | Changements en série à la tête des compagnies aériennes [Par Jean-Louis Baroux] Cela a commencé en décembre 2025 par le remplacement surprise du Président de Qatar Airways, le fameux Al Baker, par le patron de l'aéroport international Hamad (HIA), Hamad Ali Al-Khaler. On ne sait pas quelles raisons ont poussé à la démission forcée de celui qui avait fait de Qatar Airways un acteur majeur non seulement dans sa zone, mais bien dans le monde entier.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Hamad-Ali--450x253.webp)
![Edito | Aviation commerciale : stop à la baisse des tarifs aériens [Par Jean-Louis Baroux] Il serait plus honnête, disons le mot, d’afficher directement le nouveau tarif plutôt que de maintenir les accroches promotionnelles. C’est tout de même prendre les consommateurs pour des gogos. Cette pratique est d’autant plus curieuse que la plupart des transporteurs crient avant d’avoir mal. Les plus importants d’entre eux pratiquent le « hedging » qui consiste à se protéger des aléas en achetant leur carburant longtemps à l’avance.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Avion--450x217.jpg.webp)
![Édito | Résultats financiers du secteur : changement de stratégie dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Les géants américains montrent quelques signes de faiblesse. Le résultat net de Delta Air Lines est en baisse de 5% à 3,8 milliards de dollars tout de même, celui de United Airlines est annoncé en hausse de 6%, mais American Airlines voit le sien s’effondrer de 87% à seulement 111 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 54 milliards de dollars, soit le double de celui du groupe Air France/KLM.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/02/Lufthansa--450x210.jpg.webp)
![Édito | Aérien : le réveil de l’Afrique [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant, ce secteur d’activité est encore loin de sa maturité. Les causes en sont multiples. D’abord la résistance des Etats à l’ouverture de leur espace aérien afin de protéger leur compagnie nationale. Les conventions signées ne sont pas respectées en dépit des déclarations triomphales qui marquent la fin des réunions. Ensuite un manque flagrant de capitaux. Le transport aérien est un gros demandeur de fonds propres et les Etats, pour la plupart propriétaires de leur transporteur national freinent pour financer les équipements. Et puis il faut bien mentionner la corruption qui règne dans nombre de pays ce qui limite l’accès de l’argent au bon endroit.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/02/Ethiopian-Airlines-1-1-450x233.jpg.webp)

