Les ressortissants zimbabwéens en Afrique du Sud doivent régulariser leur séjour et répondre aux exigences légales de leur pays d’accueil, a indiqué le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international, Frederick Makamure Shava
«Les Zimbabwéens résidant en Afrique du Sud se doivent de disposer des documents nécessaires pour travailler dans le pays d’accueil et respecter ainsi ses lois», a déclaré a-t-il déclaré lors de l’inauguration d’un nouveau Consulat du Zimbabwe à Johannesburg.
Il a expliqué que le nouveau Consulat délivrera des passeports, y compris des passeports électroniques, et des certificats de naissance qui permettront aux ressortissants zimbabwéens d’obtenir des documents officiels pour régulariser leur situation administrative.
Des centaines de milliers de Zimbabwéens ont afflué vers l’Afrique du Sud pour échapper aux difficultés économiques depuis les années 1990. Le gouvernement sud-africain a, depuis 2009, accordé aux migrants le permis d’exemption du Zimbabwe (ZEP), une autorisation spéciale pour vivre et travailler dans le pays.
Cependant, le gouvernement sud-africain estime que le permis ZEP a suivi son cours et veut le supprimer, ce qui a fait craindre que le déménagement mette en danger la vie des ressortissants zimbabwéens et des personnes à leur charge.
Le permis ZEP devait expirer en décembre 2022 avant que le ministre de l’Intérieur ne prolonge sa validité jusqu’à fin juin 2023, puis jusqu’en décembre 2023. Selon le ministère de l’Intérieur, la décision a été prise pour donner aux titulaires du permis d’exemption la possibilité de demander l’un ou l’autre des visas prévus par la loi sur l’immigration, auxquels ils pourraient prétendre.
Après cette extension, le gouvernement sud-africain a fait valoir qu’il n’a aucune intention d’autoriser la poursuite du programme de permis d’exemption zimbabwéen. Le gouvernement a soutenu que le ZEP, introduit en 2009, avait toujours été conçu comme une solution temporaire permettant aux Zimbabwéens ayant fui les troubles politiques et économiques dans leur pays de vivre et de travailler en Afrique du Sud.
Les ONG, par contre, estiment que l’Afrique du Sud devrait reconsidérer cette mesure de toute urgence, parce qu’elle signifie que près de 200.000 Zimbabwéens qui travaillaient légalement, payaient des impôts et contribuaient à l’économie locale verront leur vie complètement bouleversée.
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