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Africa Finance Corporation (AFC) a annoncé, jeudi 4 juin à Lagos, la clôture d’un prêt syndiqué de 2 milliards de dollars, un montant inédit dans l’histoire de l’institution. Initialement fixé à 1,6 milliard de dollars, le financement a finalement été relevé de 400 millions de dollars face à une demande largement supérieure aux attentes de la part des banques internationales.

La Banque africaine de financement des infrastructures (AFC) vient de réaliser la plus importante levée de fonds de son histoire. Avec un prêt syndiqué de 2 milliards de dollars largement sursouscrit, l’institution panafricaine confirme son attractivité auprès des marchés internationaux, tandis que les banques asiatiques renforcent spectaculairement leur présence dans le financement du développement africain.

Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.

  Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»

A la différence d’obligations vertes classiques (green bonds), les « nature-bonds » canalisent directement les financements vers les entreprises et les communautés dont les activités impactent directement l’environnement. Les fonds mobilisés par Ecobank iront au soutien de petits exploitants adoptant des pratiques agricoles durables, des entreprises de transformation agricole dotées dont le processus de production n’est pas impliqué dans la déforestation, ainsi que des infrastructures hydriques protégeant les écosystèmes d’eau douce.

Le groupe bancaire Ecobank a lancé mercredi 3 juin un emprunt obligataire de 450 millions de dollars dédié au financement de la protection de la biodiversité et des écosystèmes naturels. Cette première «Obligation Nature » émise sur le continent est conforme aux caractéristiques et principes édictés par l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA).

À l’horizon 2040, l’UEMOA ambitionne de mobiliser un vaste portefeuille d’investissements destiné à structurer durablement les chaînes de valeur agricoles. L’initiative, présentée le 1er juin 2026 à Bamako, s’inscrit dans un «livre blanc» actuellement promu auprès des États membres.

L’UEMOA veut accélérer la transformation du secteur agricole régional avec un portefeuille de projets estimé à 6 000 milliards de FCFA, soit environ 10,70 milliards de dollars US, d’ici 2040.  Présentée à Bamako lors d’une rencontre avec les autorités maliennes, cette stratégie repose sur trois filières clés : les engrais, le riz et le coton, au cœur des défis de souveraineté alimentaire et industrielle de la région.

BluePeak Private Capital a annoncé, lundi 1er juin, une prise de participation sous forme de dette de 16 millions de dollars en faveur du Groupe Centaures, l’un des principaux opérateurs logistiques en Côte d’Ivoire.

Le fonds BluePeak Private Capital poursuit son expansion en Afrique avec un investissement de 16 millions de dollars dans le Groupe Centaures, acteur majeur de la logistique en Côte d’Ivoire. Une opération structurée autour d’un financement indexé sur des objectifs de développement durable, visant à soutenir la croissance de l’entreprise tout en accélérant sa transition écologique.

Wilmar International Limited et Tropical General Investments Group (TGI) ont annoncé la création prochaine d’une coentreprise destinée à consolider leurs activités agroalimentaires au Nigeria et en République du Bénin. Selon un communiqué conjoint publié le 2 juin, cette opération vise à constituer une plateforme intégrée allant de la production agricole à la distribution de produits alimentaires, en passant par la transformation industrielle.

Le groupe singapourien Wilmar International et le conglomérat nigérian Tropical General Investments (TGI) franchissent une nouvelle étape stratégique en Afrique de l’Ouest. Les deux acteurs ont conclu un accord en vue de créer une coentreprise regroupant leurs activités agroalimentaires au Nigeria et au Bénin. Objectif : bâtir une plateforme intégrée couvrant toute la chaîne de valeur alimentaire et conquérir un marché estimé à plus de 12 milliards de dollars.

Les actionnaires ont approuvé l’ensemble des résolutions soumises lors de l’Assemblée générale, dont l’approbation des états financiers de l’exercice 2025, la distribution d’un dividende de 40 millions de dollars, le renouvellement de mandats d’administrateurs, ainsi que la nomination de nouveaux profils au sein du conseil d’administration.

À Lomé, les Assemblées générales 2026 d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) n’ont pas seulement validé le retour du dividende. Elles ont aussi confirmé une nouvelle séquence de gouvernance pour le groupe bancaire panafricain, portée par des résultats records, le soutien renouvelé des actionnaires et l’évolution de la composition de son conseil d’administration.

La crise politique prend une nouvelle dimension à Dakar. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a franchi un cap en nommant un nouveau gouvernement de 30 membres sans l’assentiment de son ancien allié et Premier ministre limogé, Ousmane Sonko.

Au Sénégal, la fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre Ousmane Sonko s’accentue, après la formation d’un nouveau gouvernement sans l’aval du chef du Pastef. Entre appels au dialogue, démonstrations de force institutionnelle et lectures divergentes de la Constitution, le duo au cœur de la victoire de 2024 semble désormais engagé dans une rivalité politique ouverte, sous le regard attentif des analystes.