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Dans son communiqué, l’Union européenne mentionne le projet Coega Green Ammonia, qui vise à répondre à la demande croissante d'ammoniac vert dans l'agriculture, les produits chimiques et l'exploitation minière, et à renforcer la production de vaccins et d'autres produits pharmaceutiques en Afrique du Sud pour le continent africain. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis 4,7 milliards d'euros d'investissement en mars dernier lors d'une visite à Pretoria, et il n'était pas immédiatement clair si cette promesse d'investissement incluait les 11,5 milliards que vient d’annoncer Bruxelles, ou s'y ajoutait.

L'Union européenne s'est engagée à investir 11,5 milliards d'euros (13,3 milliards de dollars) en Afrique du Sud dans des projets d'énergie propre, d'infrastructures et l’industrie pharmaceutique, indique un communiqué publié jeudi 9 octobre dans la soirée par la Commission européenne. Une grande partie de l’investissement vise à accélérer la transition du pays vers les énergies renouvelables grâce à de nouvelles capacités de production d’électricité, à la mise à niveau du réseau, au stockage d’énergie et à l’hydrogène vert. Ces ressources tombent à pic dans un pays dont l’économie souffre énormément de délestages récurrents d’électricité et de la vétusté du réseau

Les nuages de l’hiver austral s’amoncellent au-dessus de la vallée viticole de Robertson, en Afrique du Sud, à 150 kilomètres à l’est du Cap. L’horizon s’y assombrit aussi avec l’entrée en application, désormais fixée au jeudi 7 août, des droits de douane américains de 30 % visant tous les produits sud-africains. Le Cap Classique, vin blanc pétillant local élaboré selon la méthode champenoise, bénéficiait auparavant d’une exemption de surtaxes par Washington grâce à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Comme tant d’autres produits agricoles : agrumes, noix de macadamia, avocats…

Les fermiers blancs, issus majoritairement de la communauté Afrikaners ou Boers, ont des soucis à se faire. Et pour cause : ils seront les premières victimes des taxes douanières de Trump qui frappent à hauteur de 30 % les exportations sud-africaines vers les États Unis. Les produits sud-africains destinés à l’export sont constitués majoritairement de pièces automobile, de la chimie, de minéraux critiques, de produits agricoles, notamment le vin dont le pays est l’un des plus grands producteurs au monde

L'Alliance démocratique, un des partis de la coalition, a révélé que les Etats-Unis avaient formellement rejeté l'interlocuteur choisi par le président, Mcebisi Jonas. La principale responsable des relations internationales du parti, Emma Louise Powell, l’a encore répété dans un communiqué ce jeudi 17 juillet, rapporte l’agence Reuters.

Les principaux partenaires au sein de la coalition gouvernementale en Afrique du Sud sont empêtrés dans une querelle sur la manière de réagir aux tarifs douaniers (ndlr : à partir du 1er août 2025) imposés aux produits sud-africains par l’administration Trump, après la révélation du refus du visa américain à l'assistant du chef de l’Etat Cyril Ramaphosa, désigné pour coordonner les négociations aux Etats-Unis avec Washington

Dix ans après son entrée dans le tour de table d’Ecobank qui avait sanctionné un partenariat entamé en 2008, Nedbank amorce un changement stratégique en réduisant sa voilure en Afrique francophone. Cette annonce est la première mesure forte du «nouveau» CEO, Jason Quinn, en poste depuis 2024. «Nous finalisons une revue stratégique de notre investissement financier dans Ecobank Transnational Incorporated,» a-t-il confirmé, précisant au passage que ses échanges avec les investisseurs avaient mis en lumière «un fort soutien à une cession si celle-ci devait avoir lieu.»

C’est son management qui l’a annoncé dans la semaine dans une communication aux actionnaires : Le groupe sud-africain Nedbank est en négociations avancées pour céder les 21% qu’il détient dans le groupe togolais Ecobank Transnational Incorporated, connu par son appellation contractée « Ecobank .» La direction ne précise pas avec qui ces tractations sont engagées, ni la valorisation de la transaction, mais des rumeurs du marché invoquent l’intérêt des groupes bancaires marocains

Mais les porte-drapeaux de l’industrie automobile chinoise comme BYD, Chery Auto et Great Wall Motor (GWM) veulent tirer parti des prix bas pour progresser là où d’autres ont eu des difficultés et utiliser l’expansion en Afrique du Sud comme tremplin dans leur stratégie de conquête continentale.

Confrontés aux barrières à l’entrée en Europe et aux Etats-Unis, les constructeurs automobiles chinois s’apprêtent à mettre le cap sur l’Afrique dans le cadre de la recherche de nouveaux débouchés. Selon les analystes du secteur, ils vont y déployer leur offre de véhicules électriques et hybrides. Mais ils vont devoir s’adapter à la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages sur le continent et aux droits d'importation élevés, des obstacles auxquels il faut ajouter le manque de fiabilité et de déficit de l'accès à l’électricité.