L’Union européenne s’est engagée à investir 11,5 milliards d’euros (13,3 milliards de dollars) en Afrique du Sud dans des projets d’énergie propre, d’infrastructures et l’industrie pharmaceutique, indique un communiqué publié jeudi 9 octobre dans la soirée par la Commission européenne
Une grande partie de l’investissement vise à accélérer la transition du pays vers les énergies renouvelables grâce à de nouvelles capacités de production d’électricité, à la mise à niveau du réseau, au stockage d’énergie et à l’hydrogène vert. Ces ressources tombent à pic dans un pays dont l’économie souffre énormément de délestages récurrents d’électricité et de la vétusté du réseau
Dans son communiqué, l’Union européenne mentionne le projet Coega Green Ammonia, qui vise à répondre à la demande croissante d’ammoniac vert dans l’agriculture, les produits chimiques et l’exploitation minière, et à renforcer la production de vaccins et d’autres produits pharmaceutiques en Afrique du Sud pour le continent africain. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis 4,7 milliards d’euros d’investissement en mars dernier lors d’une visite à Pretoria, et il n’était pas immédiatement clair si cette promesse d’investissement incluait les 11,5 milliards que vient d’annoncer Bruxelles, ou s’y ajoutait.
L’éclaircie budgétaire confirmée
L’engagement de Bruxelles à accompagner le pays à résoudre sa crise énergétique intervient à un moment où les planètes semblent s’aligner pour l’économie sud-africaine. Pretoria est en bonne voie pour atteindre ses deux principaux objectifs budgétaires cette année, à savoir stabiliser sa dette publique et augmenter la taille de son excédent budgétaire primaire, a déclaré à Reuters le directeur général du Trésor Duncan Pieterse. «Nous traversons une période de dynamique budgétaire relativement saine,» a déclaré le haut fonctionnaire, et nous espérons atteindre notre objectif de solde primaire et notre objectif de ratio dette/PIB.» Le ratio dette/PIB de l’Afrique du Sud est passé de 26 % en 2009 à 77 % en 2025. Mais il devrait maintenant se stabiliser avant de baisser, selon les prévisions du Trésor.
Les données du ministère des Finances pour les cinq premiers mois de l’exercice 2025/26 montrent que les recettes ont augmenté de plus de 10 % et les dépenses d’environ 4 % seulement.
Selon le Trésor sud-africain, les dépenses avaient ralenti en partie à cause de l’approbation prolongée du budget principal de cette année, qui a été retardée pendant des mois par des querelles politiques entre les deux principaux partenaires de la coalition, le Congrès national africain (ANC) et l’Alliance démocratique (DA). «Il y avait un peu d’incertitude au début de l’année parce que nous étions encore occupés à finaliser le budget et nous avons le sentiment que cette incertitude s’est répercutée sur les dépenses,» analyse le Directeur général du Trésor.
Un autre facteur qui a permis de contenir les dépenses est le renforcement des contrôles sur les aides sociales, qui constituent un poste budgétaire majeur puisque près d’un Sud-africain sur trois bénéficie de prestations sociales financées par le budget.
Le ministre des Finances, Enoch Godongwana, présentera un rapport budgétaire de mi-année le 12 novembre prochain, au cours duquel il fournira des projections actualisées des recettes et des dépenses pour cette année et les trois années suivantes.





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