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Les discussions entre les autorités maliennes et le géant canadien ont porté sur plusieurs points sensibles : - le renouvellement du permis d’exploitation pour dix ans, dont l’échéance est prévue en février 2026 ; - la libération de quatre employés de Barrick arrêtés au Mali ; - la restitution de trois tonnes d’or saisies par l’État ; - le retrait de la procédure d’arbitrage engagée par Barrick contre Bamako. La mise en œuvre de ces engagements pourrait rétablir la confiance et relancer durablement la coopération.

Après plus d’un an de tensions liées au nouveau code minier, Bamako et Barrick Gold semblent avoir trouvé un terrain d’entente. Un accord de principe verbal a été conclu le 21 novembre concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest. Si la signature officielle reste attendue, ce pas en avant pourrait marquer la fin d’un bras de fer qui paralysait l’exploitation.

Cette décision, qualifiée par les autorités de démarche de «redressement et de transparence,» intervient pour répondre aux critiques récurrentes concernant le manque de clarté dans l’octroi des permis de recherche et d’exploitation minière. L’objectif est d’instaurer un nouveau cadre, plus exigeant et dénué de toute ambiguïté, pour le développement des ressources naturelles du pays.

Le gouvernement malien a initié une réforme majeure dans le secteur stratégique des mines. Par un arrêté cinglant daté du 13 octobre 2025, le ministère des Mines a officialisé l’annulation d’une centaine d’autorisations d’exploitation. Cette action radicale vise à rétablir la transparence et la rigueur dans l’attribution des titres miniers, un domaine souvent entaché par des soupçons d’irrégularités.

Dans son communiqué, le pouvoir militaire en place à Bamako a annoncé "l'arrestation d'un groupuscule d'éléments marginaux des forces armées de sécurité maliennes" qui cherchait selon elle à "déstabiliser les institutions de la République." "Ces militaires et des civils" auraient obtenu "l'aide d'États étrangers", accuse le gouvernement malien. Un ressortissant français a été arrêté, soupçonné de travailler "pour le compte des services de renseignement français", selon la junte malienne.

Cette accusation de la main étrangère dans la déstabilisation des institutions maliennes est matérialisée par l’arrestation d’un français soupçonné d’appartenir aux services secrets français. "L'arrestation d'un groupuscule d'éléments marginaux des forces armées de sécurité maliennes" cherchait selon la junte militaire au pouvoir à "déstabiliser les institutions de la République" avec "l'aide d'États étrangers"