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La société minière canadienne Toubani Resources a annoncé, lundi 9 mars, la décision finale d’investissement (Final Investment Decision – FID) pour son projet aurifère Kobada, situé au Mali. Cette étape marque officiellement le lancement des travaux de construction d’une nouvelle mine d’or sur le site, pour un coût estimé à 216 millions de dollars.

La compagnie minière canadienne Toubani Resources franchit une étape décisive au Mali. Avec l’approbation finale de son investissement, l’entreprise donne le coup d’envoi de la construction de la mine d’or de Kobada, un projet stratégique de 216 millions de dollars US qui pourrait transformer son avenir et renforcer les recettes minières maliennes

Cette indication marque surtout le retour de cet actif dans les plans de production du major minier canadien après en avoir été exclu l’an dernier sur fond de tensions avec Bamako.

Le groupe canadien Barrick Mining, présent au Mali depuis plus de 25 ans, anticipe une production estimée entre 260.000 et 290.000 onces d’or en 2026 pour la mine de Loulo-Gounkoto, indique son rapport financier publié le 5 février. Au moment où le cours du métal jaune titille les 5.000 dollars l’once, il s’agit d’une excellente nouvelle non seulement pour les actionnaires de la société, mais aussi pour le Trésor malien.

Depuis plusieurs jours, une prétendue «feuille de route» annonçant la mise en circulation prochaine d’une monnaie commune aux pays membres de la Confédération des États du Sahel — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — circule abondamment sur les plateformes numériques. Présentée comme un document technique détaillant les grandes étapes du processus, cette information a rapidement suscité commentaires, spéculations et attentes au sein de l’opinion publique.

Alors que les débats autour de la souveraineté économique et monétaire agitent l’espace sahélien, une information annonçant le lancement imminent d’une monnaie unique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) a récemment enflammé les réseaux sociaux et certains médias. Face à cette rumeur persistante, le ministère de l’Économie et des Finances du Mali est monté au créneau pour opposer un démenti formel, dénonçant une fausse communication et appelant à la responsabilité collective dans un contexte régional sensible.

Les discussions entre les autorités maliennes et le géant canadien ont porté sur plusieurs points sensibles : - le renouvellement du permis d’exploitation pour dix ans, dont l’échéance est prévue en février 2026 ; - la libération de quatre employés de Barrick arrêtés au Mali ; - la restitution de trois tonnes d’or saisies par l’État ; - le retrait de la procédure d’arbitrage engagée par Barrick contre Bamako. La mise en œuvre de ces engagements pourrait rétablir la confiance et relancer durablement la coopération.

Après plus d’un an de tensions liées au nouveau code minier, Bamako et Barrick Gold semblent avoir trouvé un terrain d’entente. Un accord de principe verbal a été conclu le 21 novembre concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest. Si la signature officielle reste attendue, ce pas en avant pourrait marquer la fin d’un bras de fer qui paralysait l’exploitation.