Le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses services financiers. Depuis Lomé, Ecobank et Thunes ont lancé leur partenariat stratégique pour faciliter les paiements transfrontaliers instantanés, faisant du Togo le premier pays africain à en bénéficier.
Ce partenariat associe la présence panafricaine d’Ecobank, implantée dans 33 pays, à la technologie de Thunes, qui relie plus de 130 pays et 7 milliards de comptes bancaires et portefeuilles mobiles dans le monde. L’objectif : permettre aux particuliers comme aux entreprises africaines d’effectuer ou de recevoir des paiements internationaux en temps réel, de manière sécurisée et transparente. «Notre collaboration avec Thunes s’inscrit parfaitement dans la mission de Ecobank, qui est d’offrir des services bancaires sans frontières et de promouvoir l’inclusion financière à travers l’Afrique,» a souligné Jeremy Awori, Directeur général du Groupe Ecobank. «En associant notre solide infrastructure bancaire à l’innovation fintech de Thunes et son réseau mondial direct réputé pour sa fiabilité, nous étendons l’accès financier en temps réel à des millions de personnes et stimulons la croissance de l’économie numérique africaine.»
Un lancement symbolique depuis le siège du groupe
Ce choix du Togo n’est pas anodin. Siège du Groupe Ecobank, le pays s’impose de plus en plus comme un hub régional de l’innovation financière. Ce lancement positionne Lomé au cœur d’une transformation technologique qui dépasse ses frontières, avec une ambition claire : connecter l’Afrique à l’économie numérique mondiale.
«Être le premier pays à accueillir ce partenariat est une fierté pour Ecobank Togo et pour notre clientèle. Ce projet incarne notre volonté d’apporter des solutions concrètes à nos clients, qu’ils soient particuliers, entrepreneurs ou acteurs institutionnels. En connectant le Togo au réseau mondial de Thunes, nous offrons à nos clients une véritable ouverture sur le monde,» explique Estelle Akue Amlan, Directrice générale d’Ecobank Togo.
Vers une interconnexion financière panafricaine
L’initiative vise à résoudre un problème de longue date : la lenteur et le coût élevé des transferts entre pays africains. En s’appuyant sur le réseau Ecobank, présent à la fois dans les grandes métropoles et les zones rurales, cette solution permet une intégration directe entre systèmes bancaires et fintechs locales.
Ce premier déploiement au Togo sera progressivement étendu aux autres filiales du groupe, en respectant les cadres réglementaires nationaux. À terme, le partenariat pourrait réduire significativement les délais et les coûts des transferts intra-africains, ouvrant la voie à une économie régionale plus fluide et interconnectée.
«Cette collaboration marque une évolution majeure dans le domaine des paiements à travers l’Afrique,» a déclaré Peter De Caluwe, cofondateur et Directeur général de Thunes. «Les solutions de Thunes et la vaste présence de Ecobank sur le continent forment une combinaison parfaite : ensemble, nous offrons un accès plus rapide et plus fiable aux fonds, tout en créant de nouvelles voies de croissance à travers l’Afrique subsaharienne. Le résultat est une solution opérationnelle à grande échelle, qui transforme la circulation de l’argent sur le continent. Cela constitue une étape clé dans notre mission visant à intégrer un nouveau milliard d’utilisateurs à l’économie mondiale.»
Pour Ecobank, ce lancement confirme sa volonté d’être le catalyseur de l’inclusion financière africaine, tandis que pour Thunes, il s’agit d’une preuve concrète de la capacité du continent à adopter des infrastructures de paiement globales.
![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Zour-320x173.jpg.webp)




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