Le Président Yoweri Museveni a nommé jeudi 21 mars son fils, le Général Muhoozi Kainerugaba, à la tête des forces armées du pays. Il s’agit en réalité d’une officialisation d’une situation de fait, car de par ses fonctions de conseiller le plus proche de son père en matière de sécurité, il était un peu le numéro un de l’armée.
Agé de 49 ans et à la personnalité controversée, Muhoozi est pressenti par des observateurs pour succéder à son père, âgé de 79 ans, à la présidence de l’Ouganda. Reste à savoir si toutes les factions (ethniques) dans l’armée vont adhérer à cette succession dynastique.
Habitué des sorties polémiques sur les réseaux sociaux, Muhoozi Kainerugaba avait annoncé l’année dernière sur X, sa candidature à l’élection présidentielle de 2026, avant de supprimer sa publication. Fils unique du Président Yoweri Museveni, il avait également menacé en 2022 d’envahir le Kenya dans un message posté sur X, avant que son père ne lui demande de ne plus partager de messages sur les affaires de l’Ouganda.
Par ailleurs, il avait affiché maintes fois son soutien à Moscou : «appelez-moi poutiniste si vous voulez, nous l’Ouganda, devons envoyer des soldats pour défendre Moscou si jamais elle était menacée par les impérialistes», avait-il écrit sur son compte X. Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986, il avait obtenu un sixième mandat (oui, vous avez bien lu !) en 2021.
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