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Lutte contre la faim en Afrique : 17 milliards de dollars en route  

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Les pays africains s’engagent à doubler la productivité agricole. De leur côté, les banques de développement et des institutions financières ont annoncé, ce vendredi 30 avril 2021, des financements de plus de 17 milliards de dollars US pour accroître la sécurité alimentaire. Et ce, à l’issue d’un dialogue de niveau de deux jours, du 29 au 30 avril, autour du thème : «Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies.»

Une coalition de banques multilatérales de développement et de partenaires de développement ont annoncé, ce vendredi, au cours d’un forum de haut niveau, des investissements de plus de 17 milliards de dollars, afin de lutter contre la progression de la faim sur le continent africain et de renforcer la sécurité alimentaire.

Ce forum a été organisé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole des Nations-unies (FIDA), en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et l’Organisation du système CGIAR.


Selon un communiqué du FIDA, sur le montant total de financements indiqué, la BAD a promis une enveloppe de plus de 10 milliards de dollars. «Elle s’est engagée à investir 1,57 milliard de dollars US dans le développement prioritaire de dix produits de base sélectionnés au cours des cinq prochaines années», précise ce communiqué, notant que cela aidera les pays africains à atteindre l’autosuffisance alimentaire.

En outre, la BAD affectera également 8,83 milliards de dollars US pour consolider ces filières de produits de base au cours des cinq prochaines années. Les financements seront orientés notamment dans les programmes visant à ouvrir des débouchés pour les jeunes, en particulier les jeunes femmes.

«Créons dès aujourd’hui un partenariat plus solide et à plus grande échelle pour mettre les technologies et les innovations au service de centaines de millions d’exploitantes et d’exploitants agricoles», a déclaré Akinwumi A. Adesina, Président de la Banque africaine de développement.

10 millions d’emplois d’ici 2030

De son côté, le FIDA a promis de mobiliser 1,5 milliard de dollars US additionnels en faveur de l’Afrique. Et ce, afin d’appuyer les mesures prises par les pouvoirs publics pour transformer les systèmes alimentaires et agricoles au cours des trois prochaines années. «Il investira aussi davantage dans la création des conditions nécessaires à l’accroissement de la productivité agricole. L’institution appuie la constitution d’une réserve croissante d’investissements visant à restaurer les terres, à créer des emplois et à renforcer la résilience face aux changements climatiques au Sahel.» Le but étant de contribuer aux objectifs de l’initiative Grande Muraille verte et de créer 10 millions d’emplois dans la région d’ici à 2030. «Nous saluons l’engagement des dirigeants africains à accroître la productivité agricole et à améliorer la sécurité alimentaire de millions d’Africaines et d’Africains», s’est réjoui, Gilbert Houngbo, le Président du FIDA. «Grâce à la modernisation du secteur agricole africain, les petits exploitants seront plus à même de produire des aliments plus abordables pour les consommateurs et de garantir des moyens d’existence décents à des millions de jeunes participant à la transformation, au stockage et à la commercialisation des aliments.»

A son tour, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) s’est engagée à investir un montant maximal de 1,5 milliard de dollars US dans le secteur agricole au cours de la période 2020-2024. Et le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) a indiqué, de son côté, qu’il affecterait 3,5 milliards de dollars US au développement du secteur agricole en Afrique au cours des trois prochaines années. Des investissements qui viseront à favoriser le développement des filières, aussi bien pour les cultures vivrières que les cultures de rente. «Se joignant à la coalition de partenaires de développement, la Bill and Melinda Gates Foundation a déclaré dans un geste de solidarité qu’elle investirait 652 millions de dollars US au cours des trois prochaines années. Ces financements viendront appuyer des initiatives de recherche-développement menées dans le domaine agricole en Afrique», ajoute un communiqué du FIDA.

Il faut signaler que l’Afrique subsaharienne compte un quart des terres arables du monde. «Néanmoins, elle ne représente que 10% de la production agricole mondiale. Et la faible productivité des cultures de base rend l’agriculture africaine peu compétitive», déplore ledit communiqué.

 

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