Les Malgaches élisent leur président de la République ce jeudi 16 novembre sur fond de tensions entre les opposants qui ont boycotté le scrutin, et les soutiens du Président sortant, Andry Rajoelina. Malgré la dégradation du niveau de vie de la population, les enjeux économiques de l’élection semblent étonnement avoir été éclipsés par des considérations politiques.
Au total, 11 millions de personnes sont attendues dans les bureaux de vote pour décider si Andry Rajoelina, Président sortant, restera à la tête du pays, ou si l’un de ses adversaires, dont les anciens chefs de l’Etat Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, ou l’ancien champion de judo Siteny Randrianasoloniaiko, lui succédera.
A en croire le think tank sud-africain Institute for Security Studies (ISS Afrika), le judoka serait le candidat le plus à craindre en raison de sa connexion avec la Russie, notamment le groupe paramilitaire Wagner soupçonné de tenter d’influencer la décision des électeurs à travers une campagne relayée par des milliers de faux comptes sociaux sur l’ex-Twitter et Youtube. Jusqu’à la veille des élections, la campagne a été dominée par des débats politiciens et de légalité. La nationalité (ndlr : la naturalisation acquise avant son premier mandat) du président-candidat Andry Rajoelina a été au cœur des discussions, ainsi que les accusations de trucage présumé des élections.
Dans ses nombreuses sorties dans la presse internationale, le chef de l’Etat sortant a abordé les défis des populations et de l’économie, reconnaissant «des marges de progression» en annonçant «des initiatives fortes de son gouvernement pour lutter contre la pauvreté.» Les Malgaches vivent majoritairement en dessous du seuil de pauvreté, selon des indicateurs de la Banque mondiale.
Si à l’issue du premier tour, aucun candidat n’obtient de majorité absolue, un deuxième tour de l’élection se tiendra le 20 décembre prochain entre les deux premiers.





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