L’offensive lancée début novembre par les forces armées maliennes (FAMAs) avec le soutien des Wagner en direction de la ville du Nord occupée par les indépendantistes touaregs, a porté ses fruits. Acculés, les rebelles se sont retirés de Kidal hier. A Bamako, on sabre le champagne tout en pensant à la menace des terroristes djihadistes qui endeuillent le pays depuis près de vingt ans.
Les autorités de la transition ont annoncé mardi 14 novembre, avoir pris le contrôle de Kidal, ville stratégique du nord disputée par l’Armée et les groupes armés rebelles réunis au sein du CSP-PSD. «Aujourd’hui, nos Forces armées de sécurité se sont emparées de Kidal», a affirmé le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta dans un message retransmis par la chaîne publique de télévision (ORTM). «Une victoire significative qui marque un tournant historique dans la lutte contre le terrorisme au Mali», ajoute la présidence malienne.
La reprise de cette ville, plus que symbolique, intervient au terme d’une offensive éclair lancée par l’armée malienne en vue de «restaurer l’intégrité territoriale et l’éradication des groupes armés terroristes.» Elle survient dans un contexte de conflit ouvert entre les FAMAs et les groupes armés rebelles à dominante touareg, qui se sont livrés à d’intenses combats ces deux derniers mois, dans le sillage du retrait de la Minusma de ses camps.
Le 2 novembre dernier, Bamako avait déploré la perte du camp de Kidal, qui avait aussitôt été prise d’assaut par les séparatistes après que la Minusma a achevé son départ dans la zone. La présidence malienne a indiqué que les combats se poursuivent à Kidal, et que «la mission de l’armée n’était pas achevée.»





Mali
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




