Au terme de son Conseil tenu mardi 19 décembre, Bank Al-Maghrib (Banque centrale) a brossé un tableau marqué par une amélioration de principaux indicateurs macro-économiques. Après un coup de mou en 2022, le PIB rebondirait au cours des deux prochaines années grâce au dynamisme du PIB agricole et de l’industrie touristique. Mais le fait le plus marquant est le reflux substantiel de l’inflation qui se situerait à 2,4% en 2024 et 2025 contre 6,1% attendus cette année.
S’agissant de l’inflation, Bank Al-Maghrib relève un ralentissement qui devrait se poursuivre à moyen terme. En effet, depuis le pic de 10,1% atteint en février dernier, l’inflation a sensiblement décéléré pour revenir à 4,3% en octobre. Selon les projections de la Banque centrale, le taux d’inflation se situerait à 6,1% cette année. Tenant compte de la dissipation prévue des pressions inflationnistes d’origine externe, des effets directs des mesures fiscales de la loi de finances 2024, l’inflation devrait enregistrer une nette baisse pour s’établir autour de 2,4% en 2024 et en 2025. Au regard de ces données, Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir inchangé son taux directeur à 3%.
Côté croissance, le PIB devrait croître de 2,7% cette année, soit le double de la performance de 2022 (1,3%) avant de rebondir graduellement à 3,2% en 2024 puis à 3,4% en 2025. A ce niveau, il s’agit d’une réelle performance portée par la reprise du PIB agricole qui s’améliorerait de 5% en 2023 et de 5,9% l’année prochaine, sous l’hypothèse de productions céréalières moyennes de 70 millions de quintaux et de la poursuite.
Pour les activités non agricoles, le rythme d’accroissement de leur valeur ajoutée devrait ressortir à 2,5% cette année, à 2,7% en 2024 avant de s’accélérer à 3,7% en 2025, tiré par la reprise prévue dans les secteurs de l’industrie et du BTP.
Au niveau des échanges extérieurs, les exportations enregistreraient une croissance de 7% à moyen terme, portées essentiellement par le secteur automobile dont les ventes atteindraient 190 milliards de dirhams (19 milliards de dollars) en 2025 et le phosphate et dérivés. Pour leur part, les recettes du tourisme poursuivraient leur élan actuel avec une progression de 13,2% en 2023 à 106 milliards de dirhams et une augmentation de 6,5% en 2025 à 112,4 milliards. S’agissant des transferts de la diaspora marocaine, ils devraient s’établir à 112,8 milliards de dirhams (11 milliards de dollars) en 2023 et 120 milliards (12 milliards de dollars) l’année suivante.





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