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Marsa Maroc. Une vocation africaine

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Avec un trafic d’environ 40 millions de tonnes de conteneurs pour un chiffre d’affaires de 2 milliards de dirhams, Marsa Maroc a aujourd’hui l’ambition d’offrir son expertise en matière de gestion portuaire aux marchés africains.

Marsa MarocAvec l’entrée en service du nouveau Terminal à conteneurs 3 (TC3) du Port de Casablanca dans quelques semaines, Marsa Maroc, qui gère déjà le Terminal à conteneurs Est (650.000 EVP/an) au port de la capitale économique du Maroc, portera sa capacité dédiée au traitement du trafic conteneurisé domestique à près de 1.300.000 EVP/an. En vertu des termes de la convention de concession qui lie l’Agence nationale des ports (ANP) à Marsa Maroc pour une durée de 30 ans, cette dernière s’engage à mettre en place l’ensemble des superstructures, des équipements et des moyens humains nécessaires au bon fonctionnement du TC3. «La convention prévoit un programme d’investissement ferme et un autre complémentaire en fonction de l’évolution du trafic des conteneurs», poursuit la même source. L’investissement global de 640 millions de dirhams (hors droits d’entrée) est réparti entre les équipements (334 millions de DH), les superstructures (256 millions de DH) et autres (42 millions de DH). Ce nouveau terminal à conteneurs (dont la capacité s’élève à 600.000 EVP), d’une longueur de 530 mètres linéaires de quai à des profondeurs comprises entre 12,5 et 14 mètres et de 30 hectares de terre-pleins, sera équipé notamment de 4 portiques de quai et de 13 portiques de parc.

Il faut dire qu’en l’espace de quelques années, Marsa Maroc, l’ex-monopole public des ports a fait sa mue. Après avoir très bien résisté à la libéralisation du marché marocain, il vise l’international, particulièrement l’Afrique. Il faut dire que l’opérateur marocain reste le leader incontesté du trafic conteneurisé, avec une part de marché de plus de 50 % au Maroc. Plusieurs projets ont été lancés, pour des montants d’investissement colossaux. La recette de Marsa Maroc est très simple. Plutôt que de rester sur la défensive, il passe à l’offensive. Plusieurs projets ont ainsi été lancés, pour des montants d’investissement colossaux. À JorfLasfar, troisième port du royaume chérifien, Marsa Maroc pilote la mise en marche d’un nouveau quai pétrolier. À Tanger, l’entreprise est retenue pour l’exploitation du quatrième Terminal à conteneurs (TC4) de Tanger Med 2, la deuxième phase du complexe portuaire. Mais désormais, Marsa Maroc entend aussi aller chercher la croissance ailleurs en Afrique, particulièrement en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.

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Aujourd’hui, au bout d’un processus lancé en 2007 avec la réforme portuaire, l’opérateur s’apprête à ouvrir son capital via la bourse de Casablanca au courant du quatrième trimestre de l’année en cours.

Le spécialiste des terminaux et quais portuaires compte ouvrir une partie de son capital via le marché financier (30%). La société a d’ailleurs choisi, en mars, le consortium composé d’Attijariwafa Finances Corp, Norton Rose Fulbright et Roland Berger pour piloter l’IPO. De quoi lever des fonds et mieux affirmer sa vocation de vendre son expertise en matière de gestion portuaire aux marchés africains.

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