Victime collatérale de la guerre qui sévit au Moyen-Orient, Le Caire doit en vouloir, voire maudire les Houthis, la milice yéménite pro-iranienne qui attaque les navires marchands qui traversent la mer Rouge, et dont la conséquence est de détourner les armateurs de cette route maritime. Résultat, les recettes du canal de Suez ont fondu de 7 milliards de dollars, a révélé la Présidence de la République dans un communiqué à l’issue d’une audience accordée au patron de l’Autorité du canal de Suez, Osama Rabie par le président Abdel Fattah al-Sissi. En un an, les revenus du canal, cruciaux pour Le Caire, ont chuté de 60% !
Les rebelles Houthis ont mené, depuis novembre 2023, une centaine d’attaques contre des navires traversant la mer Rouge en «solidarité» avec la Bande de Gaza, où la guerre oppose Israël au Hamas depuis le 8 octobre 2023.
Depuis un an, la plupart des grands armateurs internationaux ont décidé de dérouter leurs navires pour éviter le passage par le canal de Suez. Cette voie maritime la plus courte entre l’Asie et l’Europe, par laquelle transite 12% du commerce mondial, représente une source vitale de devises pour l’Egypte.
En plus d’impacter les finances publiques égyptiennes, les tensions en mer Rouge entraînent une hausse des coûts du transport maritime et perturbent l’approvisionnement en énergie et en denrées alimentaires à l’échelle mondiale. Les itinéraires de contournement ont, en effet, causé une augmentation de la congestion portuaire, de la consommation de carburant, des salaires des équipages, des primes d’assurance et des risques de piraterie.





Égypte![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Avion-450x232.jpg.webp)
![Édito | Guerre du Golfe : mauvaise passe pour le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] La première et la plus importante, pour le moment, est la guerre du Golfe dont les conséquences négatives sont immédiates : allongement du temps de vol entre l’Europe et l’Asie et brusque augmentation du prix du baril dont le montant était stabilisé aux alentours de 70 dollars et qui est monté autour des 100 dollars avec des pointes à près de 120 dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/03/Champs-petroliferes-bombardes-dans-le-Golfe-persique--450x173.webp)

![Edito | Aviation commerciale : stop à la baisse des tarifs aériens [Par Jean-Louis Baroux] Il serait plus honnête, disons le mot, d’afficher directement le nouveau tarif plutôt que de maintenir les accroches promotionnelles. C’est tout de même prendre les consommateurs pour des gogos. Cette pratique est d’autant plus curieuse que la plupart des transporteurs crient avant d’avoir mal. Les plus importants d’entre eux pratiquent le « hedging » qui consiste à se protéger des aléas en achetant leur carburant longtemps à l’avance.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Avion--450x217.jpg.webp)

![Édito | Aviation commerciale : guerre du Golfe, les gagnants et les perdants [Par Jean-Louis Baroux] Le transport aérien et son corollaire le tourisme sont également deux des secteurs d’activité les plus touchés, mais il y des nuances et parmi les protagonistes il y a aussi des gagnants.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Dubai-1-1-450x245.jpg.webp)
