En Mauritanie, la démission du gouvernement attendue après l’annonce des résultats des élections municipales, législatives et régionales, a été annoncée lundi 3 juin 2023, suivie aussitôt par la reconduction du Premier ministre, Mohamed Ould Bilal.
C’est le deuxième retour gagnant de cet ingénieur de 60 ans originaire de la région du Trarza (sud de la Mauritanie) en poste depuis 2020. C’est surtout le signe que le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dont les soutiens viennent de réaliser un raz-de-marée à l’Assemblée nationale (107 députés sur 176 pour le parti El Insaf), aux conseils régionaux (13 sur 13) et aux conseils municipaux ne veut nullement changer profondément une équipe qui gagne, à dix mois de la présidentielle.
Le maintien d’Ould Bilal laisse peu de change à un gouvernement de rupture, les observateurs s’attendant à la sortie de quelques ministres, notamment parmi ceux qui ont présenté des candidats contre ceux du parti au pouvoir. Ces analystes politiques estiment que les fragiles équilibres ethno-tribales qui président à la formation de tout nouveau gouvernement en Mauritanie seront maintenus parce qu’il n’y a aucun impératif à changer. Le vrai remaniement n’interviendra, véritablement, qu’après la présidentielle de 2024, si Ould Ghazouani parvient à tirer son ticket pour un second quinquennat ou si l’opposition arrive à imposer la première vraie alternance au pouvoir en Mauritanie.





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