Microsoft va investir 298 millions de dollars pour « développer (ses) investissements dans l’IA et les centres de données » en Afrique du Sud, a annoncé jeudi 6 mars le vice-président du géant américain de la tech Brad Smith lors d’une conférence à Johannesburg
Mieux, 1 milliard de dollars attendu de Microsoft
« Pour nous, il s’agit d’une occasion exceptionnelle de recevoir un investissement d’une telle ampleur », s’est félicité le président sud-africain Cyril Ramaphosa après des semaines de polémiques avec la nouvelle administration américaine.
Au total, en comptabilisant des annonces antérieures, Microsoft prévoit d’investir un milliard de dollars dans des centres de données en Afrique du Sud, a précisé Brad Smith.
Le vice-président de Microsoft a également annoncé que la multinationale offrirait à 50.000 personnes des formations approfondies reconnues par des certifications en architecture cloud, IA et cybersécurité.
Le courage du vice-président de Microsoft

« Lors de notre conversation, je lui ai dit : Brad, tu es très courageux « , a plaisanté le président de l’Afrique du Sud, cible d’une salve de critiques de la part du président américain Donald Trump.
Par décret, ce dernier a coupé toutes les aides à Pretoria en invoquant le traitement « injuste », selon lui, des Afrikaners, les descendants des premiers colons européens, ainsi que la plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice.
Former 1 million de Sud-africains à l’IA

La multinationale avait déjà annoncé en janvier qu’elle offrirait à un million de Sud-africains des possibilités de formation à l’IA et à la cybersécurité d’ici 2026.
Ces investissements interviennent « à un moment charnière », a rappelé Cyril Ramaphosa dont le pays est le premier du continent à présider cette année le G20 dont il doit accueillir le sommet en novembre.
Pretoria a fait de la promotion d’un développement « équitable, inclusif et juste » un de ses objectifs pour ce cycle du G20 commencé par une réunion des ministres des Affaires étrangères il y a deux semaines.
Taxant le gouvernement sud-africain d' »anti-américanisme », le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait séché le rendez-vous.


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