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Monnaie unique ouest-africaine : nouveau rendez-vous en 2027

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L’Eco qui était prévu, la monnaie unique ouest-africaine, en 2018, puis 2020 et encore en 2021 a une nouvelle date. Les chefs d’Etat des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont décidé, lors de leur rencontre samedi 19 juin, de son entrée en vigueur en 2027, mais en deux phases.

Cette fois, pour l’Eco, ce sera en 2027. Les 320 millions de membres de la Cédéao croisent les doigts pour que leur monnaie unique annoncée depuis plusieurs années, et maintes fois repoussée, voit enfin le jour. C’est Jean-Claude Kassi Brou, le président de la commission de la Cédéao qui l’a annoncé à l’issue du sommet des chefs d’Etat de l’organisation, samedi 19 juin.
Cependant, comme pour les précédentes échéances, pour que cette nouvelle date soit respectée, il faut absolument que les critères de convergence soient respectés, notamment les trois principaux concernant l’inflation, l’endettement et le déficit budgétaire.

En principe, la dernière date retenue était celle de 2020, malheureusement c’était sans compter la crise sanitaire et ses fâcheuses conséquences économiques. Les Etats membres ont été obligés de mettre entre parenthèse leur discipline budgétaire, les règles de gestion de l’inflation et surtout financer les mesures d’accompagnement de relance au mépris de la limite de l’endettement, entre 2020 et 2021. Il faudra donc attendre l’année prochaine pour se remettre au travail, un nouveau départ pour les cinq années à venir.
Dans un premier temps, ce sont les 6 pays membres de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), à savoir le Nigeria, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la Gambie et la Guinée (Conakry), qui vont mettre en place concrètement leur zone monétaire. De sorte qu’une fusion soit possible avec l’autre zone monétaire, celle des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Le Cap-Vert, pouvant les rejoindre à n’importe quelle étape du processus.
Le pari reste néanmoins difficile, à cause des divergences profondes entre les pays de la ZMAO et ceux de l’Uémoa, les premiers reprochant aux seconds leur arrimage à l’euro.

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