Troisième producteur de riz du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, Madagascar déploie un effort financier exceptionnel pour dynamiser la filière rizicole. L’objectif à moyen terme est d’atteindre l’autosuffisance dans la céréale et réduire, voire en finir avec les importations.
En 2025, Madagascar ambitionne de cultiver 100.000 hectares supplémentaires de riz, selon un plan adopté au Conseil des ministres tenu mercredi 8 janvier. D’après le ministère de l’Agriculture, cette initiative vise notamment à augmenter la production de riz paddy de 25 %, soit 1 million de tonnes de plus que la récolte de la campagne précédente. Si elle se réalise, cette prévision permettra à la filière rizicole malgache d’accroître sa production de riz usiné qui s’était établie à 3,2 millions de tonnes en 2023/2024, représentant environ 86 % des besoins nationaux estimés à 3,7 millions de tonnes.
Le plan gouvernemental prévoit de porter la productivité rizicole à 7-10 tonnes par hectare afin d’améliorer les revenus des agriculteurs à travers le renforcement des capacités des paysans et le soutien à l’agrobusiness via des partenariats public-privé et des investissements étrangers. Antananarivo mise également sur le développement de la culture de riz hybride capable d’offrir un rendement de 8,5 tonnes par hectare, soit un niveau 3 fois supérieur à celui des variétés traditionnelles.
Le gouvernement a annoncé en octobre 2024 son intention de consacrer 122,7 millions de dollars US à l’achat de semences de riz hybride au profit des agriculteurs, dans le cadre de son projet de loi de Finances de 2025.





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