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Ont également honoré par leur présence de représentants d’Airbus, de Dnpaf Aéroports et de consultants constitutifs de l’ATAF tels que Guy Delbrel, relations extérieures Afrique, Frank Legre, ancien DG de Bluelink, Frédéric Gagey, ancien DG d’Air France et ancien CFO AF-KLM, et sous la présidence du général Coulibaly. Cette rencontre a permis aux invités de poursuivre les discussions entre acteurs décisionnaires majeurs du secteur de l’aérien.

Mercredi 18 juin s’est tenu, en marge du Salon international de l’aérien, sur la terrasse de l’Aéro-Club du Bourget le Comité Exécutif annuel de l’Association International des Transporteurs Aériens (ATAF), réunissant les Présidents, Directeurs généraux et Présidents de directoire de 10 compagnies aériennes membres de l’ATAF ainsi que des entreprises partenaires telles que Allianz, Travel, Atr, Avico, Bluelink, Embraer, Maureva, Pratt & Whitney Canada, Afmaé ou encore Servair

Sur les quelque 1200 compagnies aériennes régulières, seules une petite centaine d’entre elles utilisent les facilités dont elles pourraient largement trouver avantage. Cela couvre bien entendu tous les aspects opérationnels, par exemple une pièce de rechange étiquetée AOG (Aircraft On the Ground) en clair un dépannage pour un appareil immobilisé, aura la priorité absolue sur toutes les soutes cargo. Voilà un des aspects, mais les facilités s’exercent également dans la distribution du transport aérien. Or celles-ci sont très souvent peu connues des compagnies petites ou moyennes qui constituent la grande majorité des acteurs, même si elles ne représentent qu’un peu plus de 25% des 1.000 milliards du chiffre d’affaires qui sera très probablement atteint cette année.

Dès son origine, le transport aérien a été dessiné pour être utilisé de la même manière dans tous les pays du monde avec les mêmes contraintes mais également les mêmes possibilités pour tous. Dès la conférence de Chicago qui, en décembre 1944, a créé les bases sur lesquelles le transport aérien é été construit, puis avec la création de IATA en avril 1945 à La Havane, il était clair que ce mode de transport devrait être accessible à tous les peuples 

Durant les 50 premières années du transport aérien moderne que l’on peut dater de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, un seul modèle existait : un transport cher avec une qualité de service exceptionnelle chargée de compenser l’absence de confort des appareils alors en service. Les tarifs étaient réglementés par IATA et la concurrence d’ailleurs très faible entre les opérateurs, s’exerçait essentiellement sur la qualité du service, l’accent étant mis sur les nouveaux appareils dont l’arrivée du Boeing 747 a été l’archétype.

Il est toujours intéressant de lire les publicités et les communiqués de presse des compagnies aériennes. On y apprend finalement beaucoup sur l’état d’esprit du secteur et on peut deviner les grandes tendances à venir. J’en note une essentielle : il semble bien qu’au lieu d’un rapprochement des modèles «low costs»  et transporteurs traditionnels, on sent une inflexion vers une diversification plus accentuée.

Ce long développement pour se rappeler de l’extrême diversité des constructeurs et surtout des appareils lesquels n’étaient produits qu’à un petit nombre d’exemplaires, une série comme la Caravelle qui n’a pas dépassé 300 avions était considérée comme une grande réussite. L’environnement a bien changé. Les constructeurs se sont regroupés pour former de gigantesques ensembles à tel point qu’en dehors des constructeurs russes qui résistent et des chinois que se développent sans pour autant pénétrer les marchés internationaux, il ne reste plus qu’une poignée de fabricants d’avions : Airbus et Boeing pour les appareils de plus de 130 places et pour les plus petits appareils Embraer et ATR avec une mention pour Beechcraft qui produit encore un avion de 19 sièges.

Depuis la fin des années 1970, la gamme des appareils disponibles s’est rationalisée sous l’effet de la consolidation des constructeurs. Rappelons-nous qu’à cette époque les gros porteurs existaient déjà, fabriqués par les trois grands américains : Boeing, Douglas et Lockheed, mais les Européens avaient développé les appareils de milieu de gamme avec deux constructeurs majeurs : Aérospatiale devenue Airbus et British Aircraft Corporation, les deux avionneurs ayant même développé le mythique Concorde, jamais égalé, même s’il n’a pas eu une grande carrière commerciale. Et il ne faut pas oublier l’aviation régionale renaissante avec une gamme d’appareils certes disparates tels que le l’américain Beech 99, le canadien Twin-Otter, mais aussi avec les premiers Embraers Brasilia, voire même les allemands avec les Dorniers et même le VFW 614 dont la particularité était d’avoir les réacteurs sur les ailes et non en dessous. Et puis il y avait également les constructeurs soviétiques qu’ils soient russes comme Tupolev ou Iliouchine ou ukrainiens Antonov sans compter les Pays Bas avec Fokker ou les suédois constructeurs des SAAB. Même Dassault, spécialisé dans l’aviation militaire, s’était lancé dans l’aventure avec le Mercure hélas construit uniquement à 11 exemplaires, tous achetés par Air Inter.

Ce soutien financier devrait permettre à Air Côte d’Ivoire de prendre de l’altitude afin de concrétiser ses ambitions sur le réseau long-courrier. Avec l’arrivée de deux Airbus A330 Neo, des appareils de nouvelle génération moins consommateurs de carburant, Air Côte d'Ivoire prévoit de desservir plusieurs destinations à potentiel de croissance, dont Paris, Beyrouth, Genève, Londres, New York et Washington. Une expansion qui vise à positionner Abidjan comme un hub aérien en Afrique de l'Ouest.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a validé en cours de semaine un financement de 30 milliards FCFA en faveur de la compagnie nationale ivoirienne pour l'acquisition de deux Airbus A330- 900 Neo. Cette décision a été entérinée par son Conseil d’administration, elle s'inscrit dans un paquet global de 391,923 milliards FCFA destiné à quinze nouveaux projets dans la sous-région

"Air Sénégal aspire à retrouver son équilibre financier d’ici à la fin de l’année", a assuré M. Ndiaye. Dans une interview donnée à l’APS, il annonce que la compagnie nationale de transport aérien a acquis quatre avions de type LET L-410 de 19 places destinés aux vols domestiques.

La compagnie Air Sénégal s’est lancée dans une entreprise de diversification de ses activités en même temps qu’elle s’apprête à desservir les villes de Kédougou (sud-est), Ourossogui, Saint-Louis (nord) et Tambacounda (est), à négocier un moratoire de sa dette et à restaurer son équilibre financier avant la fin de l’année, a annoncé à l’APS son Directeur général, Tidiane Ndiaye

Si les capacités de ses transporteurs aériens ont augmenté de 5,3%, l’Afrique continue cependant d’afficher le coefficient d’occupation le plus faible, porté à 73,2% soit +3,4 points par rapport à octobre 2023, mais en deçà de la moyenne mondiale qui dépasse les 80%. L’Europe affiche la meilleure performance sur ce segment (85,7%), suivie de l’Amérique latine et l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient, qui présentent respectivement 85,3%, 84,2% et 82,9%.

Au mois d’octobre 2024, le trafic passagers des compagnies africaines a enregistré une hausse de 10,4% en glissement annuel, selon l’IATA (Association internationale du transport aérien) dans un rapport publié mercredi 4 décembre. Le continent réalise la 3e meilleure performance par région au niveau mondial, derrière l’Asie-Pacifique (+17,5%) et l’Amérique latine (+10,9%), et devant l’Europe (+8,7%), l’Amérique du Nord (+3,2%) et le Moyen-Orient (+2,2%