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mise en service du port minéralier de Bargny-Sendou est désormais prévue pour fin 2026. L’annonce a été faite par Senegal Minergy Port (SMP), société en charge du développement de la plateforme, à l’issue d’une audience avec le Président Bassirou Diomaye Faye.

Nouveau glissement de calendrier pour le port minéralier de Bargny-Sendou. Initialement attendu en 2025, le projet ne sera finalement opérationnel qu’à la fin de 2026. Un report assumé par les autorités sénégalaises, qui misent sur cette infrastructure clé pour renforcer les capacités logistiques du pays et désengorger le port de Dakar.

Dans son discours à la nation du 31 décembre 2025, Bassirou Diomaye Faye a donné le ton : 2026 sera celle de l’accélération. Plus de 561 milliards FCFA, soit plus d’1 milliard de dollars, seront injectés dans des investissements structurants destinés à améliorer les services essentiels, transformer les territoires et soutenir la souveraineté alimentaire et numérique.

Avec plus de 561 milliards FCFA mobilisés, l’État sénégalais veut faire de 2026 l’année de la relance effective de l’investissement public. Éducation, santé, eau, infrastructures, énergie et numérique constituent les piliers d’un plan ambitieux dévoilé par le Président Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par la rigueur budgétaire et la recherche de souveraineté.

Sa nomination par Audrey Azoulay, en octobre 2025 à Paris, ne doit rien au hasard. Elle salue une vision singulière, à la croisée de la finance, de l’éducation et du développement humain, mais elle reconnaît également l’impact concret d’une expertise qui, du Ghana au Gabon, du Congo à la Côte d’Ivoire, a permis de restructurer plus de 20 milliards de dollars de dette, de mobiliser des fonds souverains, d’accompagner des projets routiers, énergétiques et logistiques, et surtout de rendre l’Afrique lisible pour les investisseurs institutionnels.

À l’heure où l’Afrique affronte un déficit annuel de 170 milliards de dollars en infrastructures et où la compétition mondiale pour les capitaux s’intensifie, un acteur s’impose de plus en plus dans les cercles financiers internationaux : Algest Investment Bank. Depuis plus de vingt ans, cette banque d’affaires indépendante, discrète mais déterminante, est devenue l’une des rares institutions capables de transformer des ambitions politiques en projets financièrement crédibles. À sa tête, Ibrahim Magassa, banquier ivoirien, ancien bénéficiaire des programmes éducatifs de l’UNESCO à Grand-Bassam, aujourd’hui propulsé au rang d’Ambassadeur de bonne volonté pour la Priorité Afrique.

Dans son discours inaugural, João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d'Angola et président de l'Union africaine (UA), a souligné que l'Afrique doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour jeter les bases d'une croissance durable. «Nous devons passer des paroles aux actes,» a-t-il exhorté. «Ce sommet représente une étape décisive vers la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer la connectivité et l'intégration à travers notre continent.»

Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique s'est ouvert mercredi 29 octobre à Luanda avec un appel à l'action retentissant des dirigeants africains, qui ont souligné que la libération du plein potentiel du continent en tant que moteur de la croissance mondiale dépendait de la réduction de son énorme déficit de financement des infrastructures.