Les investisseurs asiatiques et moyen-orientaux- le Qatar notamment – renouvellent leur confiance au Ghana.
Le déplacement durant la dernière semaine du mois d’août du chef de l’Etat, John Dramani Mahama, en Asie du Sud-Est : Japon et Singapour, confirme l’attrait du Ghana pour les investisseurs étrangers

Les retombées du déplacement du Président ghanéen John Dramani Mahama en Asie ont été concluantes. La confiance renouvelée des investisseurs asiatiques dans l’économe ghanéenne se traduit matériellement. Mobilisation au Japon et à Singapour de plus d’1 milliard de dollars dans l’agroalimentaire, les infrastructures, la technologie et le capital humain. En témoignent l’expansion de Toyota, le projet d’investissement dans un hôtel Shangri-La et la formation en IA de 300 000 jeunes.
Le Qatar arrive en force

Le Qatar vient de prouver cette confiance en signant un accord agricole de 1,5 milliard de dollars avec le gouvernement ghanéen. Un autre accord du richissime émirat gazier a été conclu par sa holding Aljadad, groupe qatari, spécialisé dans les investissements agricoles et agro-industriels, dans la localité d’Atuaba. Cet accord d’un montant de 5 milliards de dollars sera affecté à une usine d’engrais.
Le ministère ghanéen de l’Agriculture a confirmé que ce financement est sécurisé et que sa mise en œuvre est pour bientôt. Selon les projections, ce complexe industriel de production d’engrais devrait générer plus de 2 000 emplois directs, sans compter les milliers d’emplois indirects liés à la logistique, à la distribution et à l’exportation.
Pour un pays comme le Ghana où les engrais représentent un poste majeur de dépenses et dont l’accès reste contraint par la dépréciation persistante du cedi (la monnaie locale), l’investissement qatari constitue un tournant. Elle permettra d’accroître l’autosuffisance nationale en intrants agricoles, de renforcer la productivité des filières vivrières et de réduire la vulnérabilité du pays face aux chocs extérieurs sur les prix et l’approvisionnement.
Seule ombre au tableau : «ces deux projets promettent résilience et emplois, mais soulèvent également des questions sur les priorités d’exportation et sur le risque que le Ghana devienne une ferme sous contrat pour des pays étrangers,» indique-t-on.
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