La Banque mondiale a approuvé jeudi 26 juin, le projet de préparation, de réponse et de résilience aux urgences sanitaires du Mozambique. Financé par une subvention de 201 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), ce projet sera mis en œuvre sur une période de cinq ans. Ce financement vise à renforcer la capacité du système de santé à assurer la prestation de services essentiels de manière équitable et continue, y compris en situation d’urgence
Il cible en priorité les zones mal desservies et vulnérables au climat, en investissant dans les ressources humaines, les infrastructures et les systèmes de santé. Le projet est décliné en plusieurs composantes : le renforcement des compétences du personnel dans les zones rurales, l’amélioration des chaînes logistiques pour garantir un accès aux médicaments, surtout en période de crise, ainsi que le développement des capacités de surveillance et de laboratoire pour une détection rapide des épidémies et une réponse efficace.
«En privilégiant les investissements dans les piliers du secteur de la santé, Maputo va renforcer sa capacité d’intervention d’urgence pour protéger des vies,» a déclaré João Pires, spécialiste principal de la Santé et chef d’équipe du projet à la Banque mondiale. Ce soutien intervient dans un contexte où le Mozambique est régulièrement confronté à des inondations, des cyclones, des épidémies qui mettent à mal le système de santé et mettent en danger la vie des populations.
Pour répondre à ces défis, le gouvernement a lancé plusieurs réformes, dont le Plan stratégique de la santé (PESS) 2025–2034, qui fait suite au précédent arrivé à terme 2024. De son côté, la Banque mondiale, en collaboration avec d’autres partenaires de développement, a accru son appui au secteur en allouant 115 millions de dollars en 2024. Ce financement vise à améliorer l’accès à des soins de santé primaires de qualité pour environ 4,6 millions de personnes, en particulier pour les femmes, les enfants et les adolescents, tout en renforçant la prestation de services au niveau local, dans les districts et les communautés.





Mozambique

![Éclairage | Fluidification du crédit en Afrique : FABA Finance parie sur la collaboration entre banques et fintechs [Par Sylvestre Afery] Depuis plusieurs années, l’écosystème fintech africain est marqué par une multiplication de solutions cherchant à disrupter les services financiers traditionnels. Mais chez FABA Finance, le discours est différent. La startup considère que le problème principal du financement africain ne vient pas forcément de l’absence de banques, mais plutôt du manque de connexion efficace entre les institutions financières et les besoins réels des particuliers, PME et professions libérales.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Herman-Nekar-Chief-credit-officier-et-Leatitia-Konan-Kouaho-Chief-Operating-Officer-de-FABA.-be-450x220.jpg)



