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Les multinationales occidentales responsables des dégâts et l’Afrique trinque`

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Selon le GIEC, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, en particulier celles de CO2 dues aux combustibles fossiles et aux changements dans l’affectation des terres (déforestation) constituent l’origine principale du réchauffement climatique. En d’autres termes, les entreprises sont responsables d’une partie du problème. Selon une étude publiée en 2013 par la revue Climatic Change et intitulée « Tracing anthropogenic carbon dioxide and methane emissions to fossil fuel and cement producers, 1854–2010 », 90 multinationales seraient responsables des 2/3 des émissions de CO2 et de méthane entre 1854 et 2010 (914 milliards de tonnes d’équivalent Co2). Parmi ces entreprises, beaucoup de grands pétroliers/gaziers et de cimentiers encore en activité aujourd’hui : BP, Exxon, Chevron, Saudi Aramco, Gazprom, ENI, Statoil ou encore Total. Par ailleurs le méthane et le protoxyde d’azote, des gaz à effet de serre très puissants, sont également émis par le secteur agricole.

Les entreprises africaines seront plus touchées que le reste du monde

effet-de-serreIl est clair que tous les secteurs ne seront pas touchés de la même manière. En Afrique où certains secteurs comme l’agroalimentaire sont prédominants, l’impact sera forcément accentué. En effet, ces secteurs, vont être davantage touchés par le manque d’eau ou la baisse des rendements agricoles. De la même manière, l’Afrique pourrait ne jamais profiter d’autres secteurs comme l’industrie pharmaceutique qui vont être affectés par la perte de biodiversité. Le continent devra également surveiller les transports. Pas plus tard que le vendredi 21octobre 2016, le tragique accident de train qui s’est produit au Cameroun et qui est lié aux fortes pluies qui se sont abattues sur le pays, donne un exemple de ce qui peut se produire en cas de variation climatique. Il faut en effet rappeler que si le train a connu une affluence inhabituelle, c’est parce qu’un pont sur la route entre Yaoundé et Douala s’est effondré à cause des fortes pluies.

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Sur le plan minier, les industries extractives africaines seront plus vulnérables aux évènements climatiques extrêmes tels que les inondations, les températures très chaudes, les sécheresses, qui vont se multiplier.

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