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L’Afrique risque de payer le plus lourd tribut sur le plan agricole

Face au changement climatique, le coût de l’inaction sera bien plus élevé que celui de l’action. C’est ce qu’affirme l’économiste Nicholas Stern. Ses travaux, étudiant les impacts du réchauffement global sur le climat, font aujourd’hui autorité. Et ne sont pas contestés.

En 2006 Nicholas Stern estimait que ne rien faire face au changement climatique coûterait entre 5 et 20 % du PIB mondial. L’immobilisme coûterait donc au monde entre 3 500 et 15 000 milliards de dollars US ! A titre de comparaison, la crise des subprimes (crédits hypothécaires) venue des Etats-Unis avant de se mondialiser n’a coûté « que » 2800 milliards de dollars US. Si ce rapport a été critiqué, il n’en demeure pas moins fondateur.

Depuis, d’autres études, menées par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) mais aussi par des grandes banques, ont abouti aux mêmes conclusions.

Senegal-AgriculteursConcrètement, les conséquences en Afrique peuvent avoir une ampleur difficile à cadrer. En effet, la population devrait atteindre deux milliards dans moins de 35 ans et, dans 84 ans, trois naissances sur quatre se produiront sur le continent. Or, un léger changement climatique peut avoir des conséquences importantes sur la productivité.

À l’heure actuelle, quelque 240 millions d’Africains souffrent déjà de la faim. D’ici 2050, il suffira d’une augmentation de 1,2 à 1,9 degré Celsius environ pour accroître d’entre 25 et 95% le nombre d’Africains sous-alimentés (+ 25% en Afrique centrale, + 50% en Afrique de l’est, + 85% en Afrique australe et + 95% en Afrique de l’ouest).

 

 

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