La France suspend « toutes ses actions d’aide au développement et d’appui budgétaire » au Niger après le coup d’Etat militaire contre le président élu Mohamed Bazoum, a annoncé samedi 30 juillet le ministère français des Affaires étrangères.
Paris « demande le retour sans délai à l’ordre constitutionnel nigérien, autour du président Bazoum, élu par les Nigériens », réaffirme le ministère dans un communiqué.
Situé en plein coeur du Sahel, le Niger est un vaste territoire désertique doté d’une population de quelque 20 millions d’habitants, avec une croissance démographique parmi les plus élevées au monde.
En 2022, l’aide publique au développement française pour le Niger s’est élevée à 120 millions d’euros. Un montant légèrement supérieur était jusqu’ici programmé pour 2023, mais ne sera donc pas délivré au pays, selon le Quai d’Orsay.
Le président français Emmanuel Macron, en déplacement en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a condamné vendredi « avec la plus grande fermeté le coup d’Etat militaire » au Niger, « dangereux » pour la région, et a appelé « à la libération » du président Bazoum.
Le Niger était l’un des derniers alliés de la France au Sahel, une région minée par l’instabilité, la précarité et les attaques jihadistes.
La France, qui a mis fin à l’opération antiterroriste Barkhane et s’est retirée du Mali sous la pression de la junte de Bamako, compte actuellement 1500 militaires déployés au Niger qui opéraient jusqu’ici conjointement avec l’armée nigérienne.
Le coup d’Etat à Niamey est le troisième dans cette zone depuis 2020, après l’arrivée de militaires au pouvoir au Mali et au Burkina Faso.
Avec AFP





Niger
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