Ahmed Idris, le numéro un du Trésor nigérian, vient d’être incarcéré. L’information a été révélée mardi 17 mai par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), l’une des principales agences de lutte contre la corruption du pays.
Ahmed Idris serait impliqué dans des affaires de détournement de fonds et de blanchiment d’argent pour un montant évalué à plus de 193 millions de dollars. Son arrestation est intervenue suite à son refus de répondre aux convocations qui lui ont été adressées par la Commission des crimes économiques pour s’expliquer dans le cadre de l’affaire.
« Les renseignements vérifiés de la Commission ont montré que le responsable a récupéré les fonds par le biais d’activités factices de conseils et d’autres activités illégales utilisant des mandataires, des membres de la famille et des associés proches », souligne le communiqué de l’institution. Et d’ajouter : « les fonds ont été blanchis grâce à des investissements immobiliers à Kano et Abuja ».
Cette arrestation intervient à l’approche de la fin du deuxième mandat du président Muhammadu Buhari qui avait promis dès son arrivée au pouvoir en 2015, de mener une lutte sans merci contre la corruption. Mais sur ce plan, son bilan reste fortement critiqué par l’opinion publique qui estime que de nombreuses hautes personnalités en poste seraient complices de ce genre de pratique.
D’après le rapport de Transparency International sur la perception de la corruption en 2021, le Nigeria était le 26ème pays le plus corrompu au monde, occupant la 154e place (sur 180 pays) dans le classement mondial.





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