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Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a déclaré à Reuters que cette décision avait été prise après un examen attentif des stratégies énergétiques de cette puissance régionale. Interrogé sur la question de savoir si les Emirats arabes unis avaient consulté l'Arabie saoudite, il a déclaré que son gouvernement n'avait parlé de sa décision avec aucun autre pays.

Le gouvernement émirati a annoncé ce mardi 28 avril, que les Emirats arabes unis quittaient l'OPEP, l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole, alors qu'une crise énergétique sans précédent déclenchée par la guerre en Iran révèle les dissensions entre les pays du Golfe. Le départ d’Abu Dhabi, membre de longue date de l’Opep, pourrait affaiblir le cartel, qui s'est généralement efforcé de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.

Cette structure crée un paradoxe bien documenté. Plusieurs pays africains importent des produits alimentaires transformés issus de cultures qu’ils produisent eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la facture des importations alimentaires dépasse 50 milliards de dollars par an et pourrait atteindre 110 milliards d’ici la fin de la décennie. Au-delà du commerce, c’est un enjeu industriel : faible transformation signifie faible captation de valeur, peu d’emplois qualifiés et une dépendance accrue aux chocs extérieurs.

L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.

La diplomatie économique entre l’Afrique et les pays nordiques franchit un nouveau cap. À l’initiative de Madeleine Mendy Ep Taylor, fondatrice de Scandin-Africa et ancienne conseillère gouvernementale en Guinée-Bissau, une série de rencontres de haut niveau s’est tenue les 20, 21 et 22 avril 2026 à Helsinki en Finlande et à Copenhague au Danemark.

De Helsinki à Copenhague, une dynamique stratégique se met en place pour rapprocher les écosystèmes nordiques et africains. Portée par Madeleine Mendy Ep Taylor, fondatrice de Scandin-Africa, et le chef d’entreprise mauritanien Mohamed Lahah Ould Khayri, cette initiative vise à bâtir les fondations d’un partenariat économique durable, avec en ligne de mire un Sommet Scandinavie-Afrique prévu en 2027.

Cette initiative intervient dans un contexte de rivalités internationales croissantes autour des ressources critiques. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième du cuivre et acteur majeur dans le coltan et le lithium, la RDC fait face à une insécurité chronique dans ses zones minières, exacerbée par la présence de groupes armés soutenus par le Rwanda. Ces défis dissuadent les investisseurs internationaux et fragilisent les recettes de l’Etat congolais.

C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l'Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d'une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d'extraction et les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.

Les responsables de la Bourse de Johannesburg jubilent. Ils estiment que cette réforme pourrait drainer à terme, jusqu’à 608 milliards de dollars d'investissements. Une grande partie de la réglementation actuelle remonte à 1961, certaines dispositions datant même de 1933, confie Vukile Davidson, Directeur général-adjoint chargé de la Politique financière au Trésor, à l’agence Reuters.

Pretoria a entrepris une refonte radicale de ses règles vieilles régissant les flux monétaires, notamment en renforçant son contrôle sur les crypto-actifs. L’objectif est de consolider la position du pays en tant que centre financier de référence du continent et d’attirer davantage de capitaux. Le ministère des Finances propose l'augmentation des plafonds discrétionnaires de détention offshore pour les particuliers et l'assouplissement des restrictions de transfert en devises sur les flux de capitaux.