La phase préparatoire étant bouclée, le ministre des Affaires étrangères de Madagascar, les représentants du PNUD et le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) viennent de signer une invitation pour la tenue des premières Assises du développement durable de l’Océan Indien (ADD – OI) à Antananarivo, les 4 et 5 novembre 2022.
La tenue de ces premières ADD-OI est le fruit de l’engagement pris par 8 îles de la région : Madagascar, Mayotte, Comores, Seychelles, Maurice, La Réunion, Maldives et Zanzibar, dans la lutte régionale contre le changement climatique.
Les ADD-OI sont dédiées à concrétiser l’engagement du secteur privé dans l’atteinte des Objectifs du développement durable (ODD) à horizon 2030, à travers des projets d’entreprises pragmatiques et inscrits sur les 8 années à venir. Ce qui créera une dynamique transformative vers la durabilité dirigée par le secteur privé à travers ces projets.
Trois pays privilégiés et deux cents entreprises attendues
Environ 200 entreprises des huit îles sont attendues durant ces deux jours, sans oublier les délégations officielles ainsi que celles des trois pays privilégiés que sont le Maroc, les Émirats Arabes Unis (EAU) et l’Inde.
Trois thématiques sont à l’ordre du jour : l’économie bleue, la stratégie commune de compensation de carbone et la lutte contre le changement climatique. Avec une idée précise de programmer des projets business concrets ciblés impliquant transversalement les huit îles et les trois pays partenaires.
Lors de la présentation du rendez-vous à la presse dans la capitale malgache, l’on sait qu’à part le PNUD et la COI, l’Union européenne, le Bureau International du Travail, l’ONUDI et l’IORA sont également des organisations internationales partenaires. Des fondations comme Africa Europe Foundation et Mo Ibrahim suivent de près ces premières Assises.

Romy Andrianarisoa experte à l’Agence d’expertise en développement durable TF 261
Selon Romy Andrianarisoa de l’agence d’expertise en développement durable TF 261 «les premières Assises ADD-OI prévoient 30 projets d’envergure, prêts à déployer dont la rentabilité a eu l’aval des études en amont par des experts multidisciplinaires. Soit 10 projets par thème. Ce sont aussi des projets structurants, transformatifs et innovants tournés vers le développement économique durable des îles et de la sous-région, et positionnant ainsi l’Océan indien à l’échelle planétaire, comme un acteur-clé de la lutte contre le réchauffement climatique, et sur la jonction géopolitique entre l’Afrique et l’Asie, à travers l’engagement du secteur privé.»
Enfin, elle explicite que ces 30 projets sont tous tournés vers l’atteinte des ODD et du Green Deal, avec un monitoring de projet calé sur les 8 années à venir afin d’aligner les objectifs opérationnels de ces projets sur l’engagement planétaire du «- 30 by 2030»
Le leadership de Madagascar
Le choix de Madagascar, première île abritant les premières Assises s’explique par une intervention réussie du président Andry Rajoelina lors de la COP26 de Glasgow en novembre 2021, reflétant son dynamisme à la lutte contre le réchauffement climatique. «Madagascar à l’image de l’Afrique peut être la vitrine d’un développement vert, d’une émergence écologique et d’un modèle de résilience climatique. Le financement climatique et les appuis financiers et accompagnements techniques sont essentiels pour soutenir notre industrie verte visant à accroître nos ambitions en matière d’atténuation et d’adaptation climatique» a annoncé le president de Madagascar.
Madagascar dispose depuis l’année dernière son Plan National d’Adaptation (PNA). Mais le fait que la Grande île préside actuellement la Commission de l’Océan indien y est aussi pour quelque chose.


![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)



![Tribune | Les infrastructures sous-marines à l’heure des menaces hybrides : un équipement invisible, une vulnérabilité ascendante et un régime juridique inachevé [Par Pr. El Hassane Hzaine] Epine dorsale silencieuse de l'économie mondiale, les infrastructures sous-marines (câbles de données, gazoducs, pipelines) assurent le transport de plus de 99 % du trafic internet et de 22 billions de dollars de transactions financières par jour de travail (Lionel Yee Singapore CIL Conference 2025), tout en formant le socle de la transition énergétique vers l'hydrogène vert et l'éolien offshore.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Nord-Stream-450x253.jpg)

![Tribune | Afrique : la transition bas carbone ne manque pas de financements, mais de projets bancables [Par Pierre-Samuel Guedj] Depuis une décennie, l’écosystème de la finance climat s’est profondément densifié. Fonds multilatéraux, banques de développement, institutions bilatérales, investisseurs privés, fonds d’infrastructure, capital-investissement, marchés obligataires verts : tous ces acteurs ont progressivement orienté leurs stratégies vers la transition énergétique, l’adaptation climatique et la décarbonation des économies.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Finance-climat--450x203.jpg)


