L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), regroupant les quatre pays d’Afrique de l’Ouest qu’il traverse (Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal), va mener une étude sur les menaces qui pèsent sur ce cours d’eau et les moyens de protéger leurs ressources en eau communes, selon les conclusions du sommet tenu mi-mars dernier à Conakry. Cette étude sur la vulnérabilité du bassin du fleuve Sénégal sera conduite dans les meilleurs délais pour prévenir tous les aléas pouvant mettre en danger la viabilité et la pérennité des ressources en eau communes, a indiqué le président guinéen à l’ouverture dudit sommet qui a vu Alpha Condé succéder au mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz pour un mandat d’un an à la tête de l’organisation. Pour les responsables de l’OMVS, cette étude est rendue encore plus urgente dans le cadre des menaces liées au changement climatique. Les quatre dirigeants ont adopté une déclaration sur le changement climatique dans laquelle ils s’engagent à trouver des solutions appropriées pour le bassin du Sénégal, selon le communiqué final du sommet. Long de 1.750 km, le fleuve Sénégal prend sa source en Guinée, traverse le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, d’où il se jette dans l’océan Atlantique, à Saint-Louis. Le président Ould Abdel Aziz a rappelé que des chantiers importants ont été lancés ces deux dernières années au sein de l’OMVS, citant l’inauguration en décembre 2013 d’un barrage hydro-électrique d’une puissance de 60 mégawatts (MW) à Félou (Mali), et le démarrage de la construction d’un autre à Gouina (Mali) d’une puissance de 140 MW.
mardi 13 octobre 2026
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