Ce n’est pas son pays mais le Burundi qui a présenté hier lundi 2 mars la candidature de l’ancien Président sénégalais Macky Sall pour succéder au Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. «La présidente de l’Assemblée générale a reçu une nouvelle candidature,» a révélé à la presse La Neice Collins, porte-parole de l’Assemblée générale de l’ONU. Il s’agit de Macky Sall, ancien Président du Sénégal «nommé» (ndlr : parrainé) par la République du Burundi qui a présenté les documents ce matin
La candidature n’a pas été soumise par le Sénégal, alors que Macky Sall est accusé par ses successeurs au pouvoir à Dakar d’avoir dissimulé des chiffres économiques importants, comme la dette publique. Vainqueur de la présidentielle de mars 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ont promis de traduire en justice les anciens dirigeants qu’ils accusent d’agissements coupables dans la gestion des affaires, à commencer par Macky Sall, Président de 2012 à 2024.
«Le Burundi préside l’Union africaine, et c’est important pour le Président Macky Sall d’avoir une approche continentale. Son combat, notamment en tant que Président de l’Union africaine (de février 2022 à février 2023) était de porter la voix du Continent dans les instances internationales,» a indiqué à l’AFP une source proche de l’ancien chef de l’Etat sénégalais.
L’ONU a envoyé en novembre dernier une lettre aux Etats membres pour qu’ils proposent des candidats au poste de Secrétaire général. Le prochain patron des Nations unies commencera son mandat le 1er janvier 2027. Chaque candidat potentiel doit être présenté officiellement par un Etat ou un groupe d’Etats, mais pas forcément son pays d’origine.
Jusqu’ à présent, deux candidats officiels se sont officiellement déclarés : l’ancienne Présidente du Chili Michelle Bachelet et le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’italien Rafael Grossi. Le Costa Rica a également proposé son ancienne vice-présidente Rebeca Grynspan, mais la candidature n’est pas encore officielle.
Selon une tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste de Secrétaire général de l’ONU est réclamé cette fois-ci par l’Amérique latine. De nombreux Etats plaident également pour qu’une femme occupe pour la première fois ce poste.
Les membres du Conseil de sécurité vont commencer le processus de sélection d’ici fin juillet – et en particulier les cinq membres permanents avec leur droit de veto (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France)- qui ont véritablement l’avenir des candidats entre les mains. C’est en effet uniquement sur recommandation du Conseil que l’Assemblée générale peut élire le Secrétaire général pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.





Sénégal
![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)

![Tribune | Le Sahel, nouveau théâtre de la rivalité algéro-marocaine : deux modèles d’influence en compétition [Par Pr. El Hassane Hzaine] L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/AES-1-450x233.jpg)


