En plus de sa reconversion dans les affaires et le consulting, l’ancien chef de l’Etat sénégalais de 2012 à 2024, Macky Sall, vient d’être coopté au Conseil et au Comité des Prix de la Fondation Mo Ibrahim, l’ONG créée par le milliardaire anglo-soudanais pour promouvoir la gouvernance sur le continent africain
C’est dans un communiqué publié mardi 08 avril que la Fondation a officialisé l’arrivée de Macky Sall dans son conseil. L’ancien président du Sénégal y siègera au côté d’une brochette de personnalités d’envergure internationale et aux CV impressionnants. Voici la composition du casting du Conseil de la Fondation :
Josep Borrel, ancien Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne (2019-2024), ancien ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, de l’Union européenne et de la Coopération (2018-2019), ancien Président du Parlement européen (2004-2007)
Le Tchadien Moussa Faki Mahmat, ancien président de la Commission de l’Union africaine, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad de 2008 à 2017, et ancien Premier ministre (2003-2005).
Lord Mark Malloch-Brown, ancien président de l’Open Society Foundations (2021-2024), ancien ministre d’Etat britannique pour l’Afrique (2007-2009), et ancien administrateur du PNUD (1999-2005).
Mo Ibrahim a déclaré : «nous sommes ravis d’accueillir Josep Borrell, Moussa Faki Mahamat, Mark Malloch-Brown et Macky Sall au sein de la Fondation. Chacun d’entre eux apporte une riche expérience. Je me réjouis de collaborer étroitement avec eux pour relever certains des défis les plus urgents auxquels l’Afrique et le monde sont confrontés aujourd’hui.»
Le Conseil de la Fondation Mo Ibrahim est présidé par le Dr Mo Ibrahim et joue un rôle essentiel dans l’élaboration des stratégies et des activités de la Fondation. Il est composé d’éminents dirigeants issus de gouvernements, d’organisations multilatérales, du monde universitaire et du secteur privé, tant au niveau africain que mondial.
Le Comité du Prix est un groupe indépendant qui sélectionne le lauréat du Prix Ibrahim pour l’excellence en leadership africain, une initiative fondatrice de la Fondation Mo Ibrahim. Ce prix récompense d’anciens chefs d’État africains qui ont fait preuve d’excellence en dirigeant leur pays face aux multiples défis à relever, afin qu’ils puissent continuer à mettre leur expertise et leur sagesse au service de leur continent après la fin de leur mandat national.





Sénégal
![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)



![Tribune | Le Sahel, nouveau théâtre de la rivalité algéro-marocaine : deux modèles d’influence en compétition [Par Pr. El Hassane Hzaine] L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/AES-1-450x233.jpg)
