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Pour mesurer l'ampleur du renoncement, il faut remonter au printemps 2017. À l’époque, les États-Unis, sous l'impulsion du premier mandat de Donald Trump, appliquent déjà des restrictions de voyage drastiques : les fameux travel bans. Interrogé sur la viabilité d'une candidature nord-américaine dans de telles conditions, le président de la FIFA, Gianni Infantino, se voulait alors d'une fermeté inflexible : « Les équipes qualifiées pour une Coupe du monde doivent pouvoir accéder au territoire du pays hôte, sinon il n’y a pas de Coupe du monde. C’est une évidence. Il est clair que pour les compétitions FIFA, toute équipe qualifiée, y compris ses supporters et ses officiels, doit pouvoir accéder au territoire du pays hôte, sinon il n’y a pas de Coupe du monde. »

À quarante-huit heures du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, la fête s'annonce amère pour des milliers de passionnés. Derrière les strass du gigantisme américano-mexicano-canadien, le tournoi le plus universel de la planète se heurte à la réalité glaciale de la politique migratoire américaine. Refoulements en cascade, délégations sous tension et supporters laissés à la porte : le Mondial de l'inclusion promis par Gianni Infantino s'est transformé en un tournoi à géométrie variable, scellant la soumission définitive de l'instance du football mondial face à la superpuissance américaine.

A la suite des informations relayées dans les grands quotidiens londoniens, les autorités de Maurice ont démenti avoir reçu de propositions de l’administration Trump concernant les îles Chagos. C’est le journal Telegraph qui avait indiqué que la Maison Blanche étudierait différentes options pour sécuriser l'avenir de l'archipel.

Situé dans l'océan Indien, l'archipel des Chagos est au centre d'un contentieux qui mêle héritage colonial, droit international, stratégie militaire et géopolitique. Alors que Londres s'était formellement engagé l’année dernière à reconnaître la souveraineté de Maurice sur ce territoire, il vient de faire une volte-face inattendue sous la pression des Etats-Unis.

Les événements de la région du Golfe ont mobilisé non seulement les militaires, mais aussi les géopoliticiens et les think tanks de tous bords, qui ont vu et revu leurs scénarios sur l'issue de cette guerre dont les dégâts collatéraux n'ont épargné presque aucun pays de la planète, suite au renchérissement des cours des matières stratégiques transitant par le détroit d'Ormuz (pétrole, gaz, fertilisants, hélium, soufre, ammoniac, etc.).

À Los Angeles, on patiente, et on ne voit rien venir, et on trépigne. Dans la métropole californienne, “les hôteliers attendent toujours un pic de demande lié à la Coupe du monde”, signale le Los Angeles Times à moins de trois semaines du match d’ouverture.

Les prix des billets atteignent des sommets. La guerre en Iran reporte les projets de voyage. Et le sentiment antiaméricain grandit. Autant d’explications au nombre décevant de réservations constaté par l’industrie hôtelière aux États-Unis cet été. Dans les villes hôtes de la compétition de football, les tarifs des nuitées ont chuté d’un tiers. À Los Angeles, on commence même à se préparer à un taux de remplissage plus faible que celui d’un été normal.