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Devant ses partisans réunis au Texas, le président américain a martelé son message : « Si les Républicains gagnent, vous gagnez avec nous et vous recevez 5 000 dollars par personne. » Déterminé à mobiliser un électorat qui reste tiède, avec un taux d'approbation qui oscille autour de 38 % dans les sondages, il a appelé les électeurs à voter « comme s'il était candidat », tout en assurant que les deux premières années de son second mandat ont été « les plus réussies de l'histoire de la Maison-Blanche, financièrement et à tous les autres égards. »

À moins de deux mois des élections américaines de mi-mandat, Donald Trump a ouvert la campagne républicaine jeudi 10 septembre à Dallas par une promesse chiffrée : 5 000 dollars (près de 4 300 euros) versés à chaque citoyen adulte si son parti conserve la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat. Une annonce qui, selon les calculs du quotidien britannique The Guardian, coûterait plus de 1 000 milliards de dollars (environ 860 milliards d'euros) aux finances publiques américaines.

Après des mois d’incertitude, les exportateurs africains peuvent souffler. Le Congrès américain a validé, le 1er septembre, la prolongation de l’AGOA jusqu’à fin 2028. Un sursis bienvenu pour les industries dépendantes du marché américain, notamment dans le textile. Mais en choisissant une extension limitée à deux ans, Washington laisse intacte la principale inquiétude des investisseurs : que se passera-t-il après 2028 ?

À quelques encablures de ces discours, la réalité est moins flatteuse. L'Afrique vue de Washington, en cet été 2026, tient du paradoxe : courtisée pour ses minerais critiques et citée comme un eldorado démographique, elle est frappée sans ménagement dès qu'elle exporte ses textiles ou ses avocats. Voilà où en est la diplomatie économique américaine sur le continent : l'America First appliqué avec constance, parfois avec brutalité.

De la terrasse du Kennedy Center, on aperçoit le dôme du Capitole. À quelques rues de là, au Département d'État, on répète que l'Afrique est « la prochaine grande opportunité commerciale du monde. » Neuf des vingt économies les plus dynamiques de la planète sont africaines ; d'ici 2050, un humain sur quatre le sera aussi. Puissance d'achat projetée : plus de 16 000 milliards de dollars. Des chiffres que les planificateurs de l'administration Trump récitent comme une antienne.

Pour l'occasion, une carte avait été installée dans le Bureau ovale, où l'étendue d'eau, l'un des Grands Lacs de la zone frontalière, apparaît déjà sous sa nouvelle appellation, en grosses lettres rouges. « Les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs », affirme le décret publié par la Maison Blanche, qui assure aussi que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac, puisque les parties les plus profondes sont sur le territoire américain.»

Deux jours après en avoir lancé l'idée, le président américain Donald Trump a signé, jeudi 27 août à Washington, un décret rebaptisant le lac Ontario, à la frontière canadienne, en « lac d'Amérique. » Une décision unilatérale, sans reconnaissance internationale, qui s'inscrit dans la confrontation commerciale ouverte entre les deux voisins. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a répliqué dans la foulée : le lac s'appelle Ontario « aujourd'hui et pour toujours.»