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L'accord provisoire, conclu après trois jours de négociations, réaffirme un certain nombre de principes : «l'intégrité territoriale, la fin des hostilités ainsi que sur le désengagement, le désarmement et l'intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques.» Le texte comprend également des dispositions sur la création d'un mécanisme de sécurité conjoint qui intègre une proposition discutée l'année dernière sous la médiation angolaise.

Les équipes d’experts de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont paraphé un projet d'accord de paix qui devrait être signé la semaine prochaine, entre les deux pays et les Etats-Unis. L'accord provisoire, annoncé dans un communiqué conjoint mercredi 18 juin, pourrait marquer une avancée dans les négociations menées par Washington pour mettre fin aux combats dans les provinces du Grand Kivu à l’est de la RDC, et ouvrir la voie aux investissements dans cette région riche en minéraux stratégiques, notamment le tantale, l'or, le cobalt, le cuivre et le lithium

Un projet d'accord de paix élaboré par les Américains consulté par Reuters, stipule qu'une condition de signature est le retrait des troupes, des armes et du matériel rwandais du Congo. L'authenticité du document a été confirmée par quatre sources diplomatiques, qui ont affirmé qu'il avait été rédigé par des responsables américains, indique l’agence Reuters.

Dans l’accord de paix et de coopération économique que les Etats-Unis promeuvent actuellement entre la RDC et le Rwanda, Washington a prévenu Kigali qu’il «ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.» La Maison Blanche conditionne en effet la signature de tout deal au retrait de tous les soldats rwandais de provinces du Nord et du Sud-Kivu à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) selon «des sources proches du dossier» citées par l’agence Reuters. Une condition qui sonne comme un camouflet pour le régime rwandais et qui fait voler en éclats ses explications de son soutien au groupe armé M23

Les Nations-Unies ont, à plusieurs reprises, confirmé la présence des militaires rwandais dans les rangs du groupe M23, des officiers qui conduisent les opérations militaires et participent aux combats.

Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a voté tard dans la nuit du jeudi 22 mai, à une écrasante majorité, la levée de l'immunité de l'ancien président Joseph Kabila accusé d’être l’instigateur avec le parrain rwandais, de la rébellion du M23. Le vote à bulletin secret, a obtenu 88 voix pour, et 5 contre

Mais ce reproche, bien qu’alimenté par une frustration légitime, reflète aussi une incompréhension de la logique d’investissement durable. Il est dangereux de croire que l’État congolais n’a aucun rôle à jouer et que le marché se régulera de lui-même grâce aux capitaux étrangers. Sans un État fort et structurant, le marché devient une jungle où règnent la corruption, l’anarchie économique, l’exploitation, et l’insécurité juridique.

Beaucoup reprochent aux États-Unis d’avoir négligé le marché congolais, laissant le champ libre aux investisseurs indiens, chinois et libanais qui dominent aujourd’hui près de 80 % de l’économie nationale. Tandis que les Américains insistent sur la gouvernance, la transparence et le respect des règles, ces autres acteurs s’adaptent rapidement aux réalités locales, souvent sans scrupules.

La RDC vient de lancer les travaux d’aménagement de la zone économique spéciale devant abriter le futur site de production de batteries pour véhicules électriques. A travers un protocole d’accord signé fin 2022, les Etats-Unis s’étaient engagés à accompagner cette initiative par un soutien technique ou financier.

Kinshasa évalue à 30 milliards de dollars l’investissement nécessaire pour un projet de batteries pour véhicules électriques, exploitant le potentiel national en cuivre et cobalt. Les autorités devraient sans doute aborder le sujet avec Massad Boulos le conseiller de la Maison Blanche pour l’Afrique en visite en RDC ce jeudi 03 avril pour une tournée régionale qui le mènera au Kenya, au Rwanda et en Ouganda.